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 Où vous voyez un Balte, vous ?

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Estonie

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MessageSujet: Où vous voyez un Balte, vous ?   Mar 5 Juil - 12:06


Au premier coup d’oeil
✯ Nom : VON BOCK, Eduard.
✯ Surnoms : Ed ou Eddy pour les intimes, "coupe-de-cheveux-bizarres" par certaines personnes qui, dans un élan d'indifférence profonde, ne seront pas citées.
✯ Âge : 16 ans
✯ Sexe : Masculin
✯ Anniversaire : 24 février, Anniversaire de la première indépendance de l'Estonie face à la Russie.
✯ Orientation Sexuelle : Pansexuel ; Aime sans distinction de sexe, tant que l'on rempli les autres critères.
✯ Aile : Nordique. Comment ça, non ? Mais, pourtant, je vous assure que... Bon, ça vallait le coup d'essayer, non ?
Slave/Balte
✯ Niveau Scolaire :
High {16 ans}

Le pays

❧ Pays que vous représentez : Eesti Vabariik, la République d'Estonie.
❧ Langues que vous parlez : A la surprise de tous, il existe bel et bien une langue qui s'appelle l'estonien et qui ressemble au finnois, c'est à dire à pas grand chose pour ceux parlant une langue à peut-près prononçable, et qui est bel et bien utilisée, non non, c'est pas un truc pour faire joli. Heureusement, en plus de ces deux langues, l'anglais est couramment utlisé dans les sites d'informations, et le comprend donc plutôt bien, à défaut de s'exprimer parfaitement. Distingue aussi quelques mots d'allemand, des langues nordiques ou, plus rarement, de letton et de lithuanien. Et c'est tout.

...Certes, il y a aussi le russe. Mais il faut faire preuve de maintes efforts pour le lui faire avouer -enfin, ça ou mesurer 1,80 mètre et le regarder d'un air menaçant.


❧ Histoire du pays que vous représentez : Si l'histoire de l'Estonie est résumable brièvement en 18 secondes, elle commence il y a bien, bien longtemps, lorsqu'un peuple fennique s'installe sur un lopin de territoire avec vue sur mer et constate qu'il y fait bon vivre. Par la suite, on abandonne le camping pour se construire un semblant de maison, on essaye d'agrandir le territoire au Sud avant de se confronter aux futurs lettons qui à l'époque cognaient fort, tout en repoussant les slaves à l'est et en faisant quelques raids chez les scandinaves pour s'amuser. ah, c'était le bon temps, quand on savait se battre. Faut dire qu'ils en sont encore resté à la chasse et la pêche au lieu de l'agriculture, ça forge les muscles. Donc, après s'être bien défoulé, on s'installe pour de bon et on réduit les contacts au minimum, quelques marchandages par-ci par-là. Et comme apparemment c'est la grande mode de donner un nom à ses terres, on tente de faire passer dans les registres "Maarahvas" -littéralement, 'la terre du peuple", parce que non content de pas savoir parler une langue comme les autres, on a du mal à choisir des noms qui ont un semblant de classe-, sans succès donc. Les Romains ayant tenté un "Aesti" autrefois pour désigner un peuple qui habitaient dans ces environs, les Scandinaves s'en inspirent et nomme la future nation "Eistland", qui se modifiera en "Estland", encore utilisé de nos jours chez les Nordiques et les Allemands. Mine de rien, le temps s'écoule tranquillement, et puis paf, on se réveille un matin, c'est 1219, les Danois dorment sur le paillasson et l'Ordre Teutonique frappe aux fenêtres accompagné des chevaliers Porte-Glaives.

Ah, le Danemark. Première défaite de l'Estonie lors de la Bataille de Reval, gagnée de peu par les nouveaux arrivant qui accordent leur victoire à "un étendard rouge à croix blanche tombée du ciel". Une forteresse est construite sur les lieux, Reval est renommé "Taani-linn", "le fort danois", et changera plusieurs fois de noms au cours de l'histoire, mais comme la joueuse à du mal à suivre, on va rester sur ce dernier nom, qui donnera donc "Tallinn". Le Nord du territoire est donc possession du Danemark, ce qui n'est pas au goût des indigènes déjà présents, qui se rebelleent plusieurs fois, avec de gros dégats. Et s'ils ont perdus leur habitude de camping, ils redécouvrent le barbecue, en brûlant le fort et plusieurs constructions diverses, la révolte la plus connue étant la révolte de la Saint George, 1343-1346, un véritable "massacre". Toutes ces reconstructions coûtent de l'argent, et, finalement, en 1346, le Danemark vend ses possessions estoniennes à l'Ordre Teutonique. Et c'est là qu'ils vont commencer à déguster.

Le Nord de l'Estonie rejoint donc le Sud, déjà integré dans la confédération Livonienne, qui recouvre également la Lettonie. Et comme ici on est de bons chrétiens, il faut abandonner les rites shamaniques et le tas de pierres sacrées -certains autels existent cependant encore de nos jours- pour construire des églises et tout et tout. Des peuplades germaniques s'installent, essentiellement des riches et des marchands, et commencent petit à petit à former la "noblesse", tandis que les estoniens commencent à se crever à cultiver les champs -rien de tel que le travail de la terre pour calmer quelques barbares- et devienent petit à petit des esclaves, certains commencent même à être vendus. Mais au fur et à mesure que le temps passe, et que les soldats de Livonie se battent contre ceux venus de Lituanie et de Russie, ces derniers viennent à manquer, d'autant plus que l'usage d'armes est interdit aux estoniens qui de toute façon n'ont pas très envie d'être recrutés. Finalement, une alliance avec la Lituanie pour repousser les slaves va se faire, et avec la Guerre de Livonie, un épisode complexe qu'on va passer puisque de toute façon la population estonienne n'y participe pas, cette dernière commence petit à petit à perdre sa puissance, pour finalement, en 1561, avec le traité de Vilnius, elle passe sous la dépendance de la Pologne et la Lithuanie, ce qui change... pas grand chose, en vérité, si ce n'est que les peuplades germaniques installées prennent le nom de "baron balte", ce qui en dit beaucoup sur la situation. Ceci dit, après quelques guerres, une partie du territoire -incluant l'Estonie- passe sous domination Suédoise.

Vana hea Rootsi aeg. Les bons vieux temps suédois, comme on les appellera plus tard. Oui, rien que ça. Il faut dire que ce sont les premiers à pas considérer les estoniens comme un cadeau bonus qui vient avec le territoire, mais comme de vraies personnes.Evidemment, ça change. Et, si durant les premieres années, beaucoup de pouvoir est donné aux barons baltes, la tendance s'inversera et beaucoup de choses seront faites pour alléger la condition paysanne. On peut noter également dans la liste l’alphabétisation des campagnes, et la promotion du collège de Tartu au rang d'université, ce qui en fait la première de toute l'Estonie, et est même assez réputée de nos jours. Non, vraiment, malgré la brève famine, c'était vraiment un bon moment. On commence à se dire que finalement, les pays Nordiques, c'est plutôt des gens biens. Mais, suite à une règle qui rattache la plupart des terres à la couronne de Suède, les barons baltes commencent à beaucoup moins bien aimer ce régime. C'est à ce moment là que l'Empire Russe choisit de leur faire la guerre, la Grande guerre du Nord, qui se termine en 1721 avec le Traité de Nystad, qui rend définitivement l'Empire Russe propriétaire des anciennes possessions baltes de la Suède.

Nous voilà donc dans l'Empire Russe, qui redonne aux Barons Baltes toutes leurs possessions et leurs droits, en échange de leur fidélité. La langue de l'administration et de la justice devient l'allemand, celle de l'armée et des douanes le russe. Profitant de cette nouvelle autonomie, la noblesse germanophone va accumuler toujours plus de terre, tant et si bien que près de 95% du territoire, en 1774, est détenu par à peine 1% de la population. Eh, oh, il faut bien partager, hein, eux ils possèdent les terres et les estoniens les cultivent, si c'est pas équitable, ça. Oh, il y a bien certains qui ronchonnent, Catherine II par exemple, mais comme les textes contre le sevrage qu'elle écrit sont imprécis, on fait mine de ne pas les comprendre. D'un autre côté, le réseau d'écoles s’agrandit, tandis que le nouveau mouvement luthérien s'installant -ignoré par les russes orthodoxes- encourage l’alphabétisation pour permettre à tout ces braves gens d’accéder à la merveilleuse lecture qu'est la Bible. La traduction de celle-ci en estonien du Nord -non content de parler une langue bizarre, il faut aussi qu'ils aient des variantes selon les endroits, damn- va nécessiter l'invention de nouveaux mots et poser les bases de l'estonien moderne, ainsi que diffuser un seul "estonien" qui va s'imposer à toute les variantes. C'est également le début de mouvements estophiles, avec les Nobles Baltes qui se piquent d’intérêt sur le folklore jusque-là réprimé, ainsi que pour la langue, sur laquelle ils adaptent certaines règles -la plupart similaires au finnois- pour la rendre... moins pire. On notera également la création du Litterarum Societatis Esthonicae à Tartu en 1838 -littéralement, "La Société Savante Estonienne"-, la plus vielle organisation scolaire du pays, et dont l'un des membres, Friedrich Reinhold Kreutzwald, publiera en 1839 l'étopée nationale épique, le Kalevipoeg, encore enseigné de nos jours dans les écoles estoniennes.

Revenons quelques années en arrière. 1789, la Révolution Française. Pas mal de peuples vont s'en inspirer, et, vous vous en doutez, les estoniens, pour une fois, font parti du lot. Suites à quelques manifestations apparaît une reforme sur le statut des paysans, et, puisqu'ils insistent, on crée même de nouvelles lois, qui permettent aux paysans de quitter les terres auxquelles ils sont attachés et d'avoir un nom de famille. Ne voulant pas s'arrêter en si bon chemin, les gens continuent de manifester, menant à divers incidents, notamment la guerre de Mahtra en 1858, où l'armée ferra 10 morts et 60 condamnations converties en déportations en Sibérie.

Avec l’assassinat d'Alexandre II, le rôle de tsar revient à son fils, Alexandre III, et avec ce nouveau chef vient les tentatives de russification. On abandonne l'allemand dans l'administration pour passer au russe, les fonctionnaires russophones prennent la place des germanophones, de même pour les professeurs. Les cours se passent désormais en russe. Du coup, l'allemand qui était vu comme la langue dominante perd sa position, et plutôt que d'en apprendre une nouvelle, les estoniens utilisent la leur, y compris dans les milieux intellectuels. Les associations se multiplient, parmi elle la Société des étudiants estoniens à Tartu, dont le drapeau bleu-noir-blanc va devenir celui du mouvement nationaliste, puis celui de l'Estonie indépendante. Il se forme même pour la première fois un parti politique, et les élections municipales sont remportées à Tallinn.

Première Guerre Mondiale. 20% des hommes sont mobilisés, désorganisant l'économie, tandis que la marine allemande organise des blocus maritimes pour le commerce. Vers 1916, la tension monte, les grèves se multiplient. C'est alors que la Révolution Russe de 1917 surprend tout le monde, mais arrangent bien des gens qui manifestent pour la fondation d'une entité administrative et un nouveau tracé des frontières. L'estonien est désormais la langue d'enseignement, tandis qu'une armée composée uniquement d'estoniens se forme. Suite au traité de Brest-Litovsk en 1918 passé entre l'Empire Russe et l'Empire Allemand, l'Estonie va se faire occuper par ce dernier, et les germano-baltes laissés de côté depuis un moment reprennent le pouvoir et réimposent l'allemand comme langue d'enseignement. Mais la chute du régime impérial allemand entraîne la proclamation d'indépendance de l'Estonie, la fête est finie, l'Armée Rouge peut rentrer chez elle, comment ça elle est pas d'accord ? Tout cela vire en
Vabadussõda, la guerre de la Liberté. Avec l'aide de la Finlande et du Royaume-Uni, l'armée nationale estonienne repousse, dans un premier temps, l'Armée Rouge vers l'ouest, puis au Sud les corps-francs allemands ayant pris le pouvoir dans la Lettonie. Elle va même les repousser plutôt loin, en fait. La Bataille de Wenden, considéré comme un tournant dans les guerres d'indépendances des deux pays, c'est d'ailleurs passé à Cēsis, ce qui commence à faire un peu loin des frontières. A noter que ce jour, le 23 juin, est aujourd'hui célébré comme Victory Day en Estonie. Comme quoi, faut pas toucher aux lettons quand les estoniens sont dans les parages. Le Traité de Tartu le 2 février 1920 met finalement fin à la guerre et reconnait l'indépendance de l'Estonie. Youpi. Et maintenant, on fait quoi ?

La question ne se posa pas longtemps. Juste le temps de récolter les problèmes économiques et politiques. Ah, et essayer de convaincre sans succès la Finlande d'avoir un gouvernement commun. Trois fois. Bah oui, des fois qu'ils aient changés d'avis depuis le dernier refus. Donc, dès 1939, selon les accords du Pacte Molotov-Ribbentrop, l'Armée rouge revient et l'Estonie réintègre l'Union Soviétique, avec pour conséquence la reprise des cours de russe, la nationalisation du ^pays et tout une série de déportations et fusillements. Alors que la tension montre entre l'URSS et l'Allemagne, la répression augmente, près de 6 000 estoniens sont arrêtés, puis, le 14 juin 1941, lors d'une opération soigneusement préparée, c'est pas moins de 9 000 personnes qui sont arrêté, la plupart des hommes executés, tandis que la plupart des femmes et enfants mourront dans les camps de concentration. Une semaine plus tard, le 22 juin, l'Opération Barbarossa va voir les atrocités augmenter sur le territoire, tandis que 33 000 personnes sont enrôlés de force dans l'Armée Rouge, la moitié seulement y survivra. Dans cette ambiance cauchemardesque, les Allemands apparaissent comme de véritables libérateurs. Comment, alors, refuser de collaborer ? Les forces de sécurités estoniennes participent énormément dans les arrestations et la surveillance des camps de concentration, une milice anti-communiste se crée. Et puis, l'envie de se battre diminue peu à peu, les volontaires commencent à se faire rare... Jusqu'à ce l'Armée Rouge décide de reconquérir ce qu'elle a perdue vers 1944. Bizarrement, plus de 70 000 volontaires viennent se battre aux côtés de l'armée Allemande. Comme quoi, quand on a les bonnes motivations... Mais les Allemands doivent partir, et le pays redevient, dès novembre 1944, la République socialiste soviétique d'Estonie. Classe sur un CV, mais pas suffisamment pour conforter les gens.

Comme si ça suffisait pas de perdre près de 20% de sa population dans la guerre, l'élite intellectuelle, les religieux et le corps enseignant s'enfuient vers la Suède et l'Amerique du Nord. Ceux qui préfèrent lutter vont, comme dans les autres pays baltes, former le mouvement des Frères de la Forêt, qui malgré le manque d'armes, se débrouillera jusqu'en 1949, avec la déportation de 21 000 personnes dans des exploitations agricoles en Russie. Bon, au moins, ça a permis une certaine liberté aux femmes, nettement plus nombreuses désormais. Mais entre ça, le faible taux de natalité -l'un des plus bas d'Europe-, l'immigration de russophones et le changement de langue petit à petit en commençant par les thèses scientifiques pour s'attaquer au programmes télévisés, on pressent la fin de la culture estonienne. C'était sans compter leur entêtement. Les programmes télés ne peuvent plus se faire en russe ? Qu'importe, on va regarder les finnois ! Apprendre la langue ? Et puis quoi, encore ? Ah, oui, même en 1979, seuls 24% des estoniens parlent russe, ce qui fait le taux le plus bas d'URSS. Alors, évidemment, dès que Gorbatchev prend le pouvoir et la répression diminue, c'est le signal pour former des mouvements indépendantistes. Une manifestation écologiste contre l'ouverture d'une mine de phosphate va même, pour la première fois, faire reculer l'autorité devant la pression populaire. Du coup, les manifestations se multiplient, le drapeau bleu-noir-blanc est ressorti du grenier, et, comme l'un des piliers de la culture estonienne repose sur le chant, on se réunit un peu partout pour chanter des chansons nationalistes.
Laulev Revolutsioon, la Révolution Chantante, se propage également dans les autres pays baltes. C'est aussi la création des plusieurs festivals de chant, dont la plupart, tel le Lauluväljak et le Festival d’Été du Rock, sont de nos jours toujours populaires. On le sent, l'indépendance est proche. En janvier 1989, une loi impose l'estonien comme seule langue officielle, tandis qu'en mars, de vraies élections, libres et non truquées, sont enfin organisées. Les mouvements indépendantistes baltes vont réussir à se faire remarquer en dehors de l'URSS et obtenir dusoutien grâce, lors du 23 juin, anniversaire de la signature du pacte germano-soviétique, à la Voie Balte, une chaîne humaine allant de Tallinn à Vilnius, soit plus de 600 kilomètres. C'est l'ébullition. L'effondrement progressif de l'URSS et la proclamation d'indépendance de la Lituanie va mener à une phase transitoire avant l'indépendance, grand avantage par rapport aux deux autres pays baltes l'ayant déclaré de manière abrupte, et qui permettra un passage "en douceur". Puis, le 20 août 1991...On repasse enfin à la République d'Estonie. Fiou.

Après l'Union Soviétique, tout ne peux que s'améliorer, aussi, il règne un certain climat de fête. Malgré tout, on garde la tête froide et on impose très vite des changements. Changement de monnaie, tout d'abord, en passant du rouble à la couronne estonienne à la valeur fixée sur le mark allemand. Changement de secteurs industriel, aussi. C'est sûr qu'après avoir passé plusieurs siècles aux travaux agricoles pour nourrir les autres, on a envie de changer. Et puis, bon, comme des entreprises de matériel technologique venues de Finlande et de Suède s'installent, autant suivre le mouvement et se mettre à la technologie. Ah, ça, pour s'y mettre, ils s'y sont mis. Wi-Fi sur la plupart du territoire, vote par Internet, utilisation d'ordinateurs en réunions plutôt que de papier... E-stonia, nous voilà. Mouais, questions, surnoms, "le Tigre Balte" était plus classe. M'enfin, on note aussi au passage l'adhésion à l'OTAN et à l'UE en 2004. Tout semble aller pour le mieux, si ce n'est les lois anti-russophones au possible. Et puis, en 2007, ça craque. D'une part, avec l'incident de la statue de bronze d'un soldat soviétique à Tallinn que l'Estonie à déplacée, ce qui a mis la Russie en colère et a menée à une manifestation faisant 40 blessés, mais surtout une importante cyber-attaque faisant perdre l'équivalent d'un million d'euros. D'autre part, le départ d'une crise financière, une vraie catastrophe pour un pays dont l'économie repose sur les investissements internationaux et les banques suédoises. Mais bon, après tout ce qu'ils ont vécus, c'est pas ça qui va les arrêter. Et c'est avec succès que l'économie remonte, et malgré une inflation des prix avec l'adhésion à l'euro le 1er janvier 2011, la dette publique se comble et le pays présente même un léger excédent. Comme quoi, il y avait rien à craindre. M'enfin, on va quand même faire une cyber-armée par précaution, un peu de prudence n'a jamais fait de mal.


L'humain GARS
❧ Histoire Personnelle :
Tartu. Ville de l'âme estonienne. Quel autre endroit aurait mieux convenu pour la naissance du futur représentant du pays ? Tartu, donc. Ville de la création du drapeau bleu-noir-blanc qui était fièrement arboré dans les rues ce jour, pour la fête nationale, tandis qu'une jeune femme donnait le jour au garçon qui nous intéresse. Eduard von Bock. Le même nom de Timotheus Eberhard von Bock, le baron balte né dans la même ville qui critiqua ouvertement l'absolutisme et le sevrage qu'imposait le tsar. Déjà, avec un lien pareil, ça promettait pour la suite.

Bizarrement, l'enfance du garçon ne fut pas si anormale que ça : la fameuse chorale obligatoire à laquelle tout estonien participe dès son plus jeune âge, les récoltes de baies et champignons lors des balades familiales en forêt, l'apprentissage du patin à glace en hiver et de la natation en été quand l'eau est à 18 degrés, les contes du rusé Gardien de Grenier -les histoires de valeureux chevaliers et de princesses, c'est bon pour les monarchies, ça-, les batailles vaines pour ne pas porter le
karupüksid le "pantalon d'ours" qui tient chaud mais gratte... Rien de bien différent des autres enfants de son âges. Sauf que. C'est ces enfants-là le problème.

Il était difficile de savoir ce qu'Eduard pensait de ses camarades. Indifférence, peur ? Toujours est-il que, en dehors des temps de chorale, il les évitait comme la peste, avec une tendance à réagir de manière brutale, voire violente, quand on le touchait ou l'approchait trop longtemps. De quoi inquiéter ses parents sur son avenir. Bah pas tellement, en fait. Après tout, ce n'est pas comme si c'était constant, il suffisait de voir comment il s'amusait avec sa cousine lors de réunions familiales lors des vacances d'hiver, la "cousine Võrumaa" comme il l’appelait autrefois. Ou alors, cet été où, exceptionnellement, au lieu d'aller voir les grands-parents à Saaremaa durant les vacances d'étés, ils étaient partis chez un ami ayant déménagé en Finlande pour le travail, le garçon avait été très sociable là-bas. Un peu trop, même. Il faut voir comment il en parlait encore trois semaines après le retour, à dire que plus tard il irait vivre là-bas, il avait fallut l'inscrire à des cours de finnois en échange de la promesse qu'il se taise. Enfin, bref, le petit n'avait aucun problème, pour reprendre ses parents, il "est juste de nature solitaire et a une vie intérieure très intense, dans son petit monde, ça se devine aux rêves qu'il fait". Des rêves digne d'un livre d'histoire. Aha. Si seulement.

Pour ceux qui se demandent comment des parents puissent avoir ce genre d'attitude, quelques explications. L'âge moyen des mères au premier enfant est en Estonie est l'un des plus bas d'Europe. Les pères... pas tellement plus haut. Un jeune couple, donc, inexpériencé comme c'est pas possible. Pour ne rien arranger, ils étaient plutôt dans le genre d'éducation "si le gamin veut mettre sa main dans le feu, laisse le faire, après s'être brûlé il ne recommencera plus". Ah, ça pour sur qu'Ed' c'est brûlé, et a accru sa méfiance au passage, comme s'il avait besoin de ça. Mais il ne faut pas croire non plus qu'ils ne s’inquiétaient pas, non, c'est juste qu'ils avaient d'autres chose à penser en priorité. Conserver leur travail, par exemple. Pas facile dans une nation ayant un fort taux de chômage. C'est d'ailleurs pour des raisons professionnelles que la petite famille fut obligée de déménager vers la capitale.

Pour une fois, oui, le couple de jeunes adultes s’inquiétait bien, craignant que l'intégration ne se fasse pas pour le garçon. Vaine angoisse. A peine les cartons sortis, c'est tout juste s'il ne dévalait pas les rues pour explorer Tallinn. C'était étrange, d'ailleurs, cette rapidité qu'il avait à prendre ses repères et retrouver son chemin, comme s'il vivait ici depuis des années. Mais bon, les gamins ont une bonne mémoire, pourquoi chercher une explication farfelue ? Et puis, s'il s'adapte vite, c'est tant mieux, ça fait un problème de moins. Parce que, des problèmes, ce n'est pas ça qui manque. Le travail, par exemple, pour y revenir : Mme Von Bock ne trouvant des emplois bien au dessous de ses capacités -elle a quand même été à l'Université de Tartu, kurat !- et pour des salaires risibles, notamment quand on sait que la différence de salaire homme/femme est de presque 30% là-bas, autant rester à la maison et surveiller le garçon, passer plus de temps avec lui. Et, étrangement, ça lui plait pas plus que ça, à ce dernier. De plus, de récents tests d'acuités visuels démontrent qu'il possède une vue particulièrement mauvaise, et qu'il allait devoir porter des lunettes? Et ça, il n'avait aucune idée pourquoi, mais il n'aimait
vraiment pas.

Le comportement d'Eduard dans les mois qui suivirent fut des plus étrange. Il y eu d'abord son opposition à toute forme d'ordres qui lui vint brusquement, sans que personne ne puisse expliquer un changement aussi brutal, accompagné d'un refus de porter des lunettes. Mais ces deux conduites disparurent du jour au lendemain après que sa mère, l'ayant surpris en train de cacher ses lunettes brisées, fit pour la première fois usage de la violence et lui mis une bonne claque. Ça, oui, ça l'a calmé. Par contre, son état physique se dégrada du jour au lendemain, avec des fatigues soudaines qui le prenait, ainsi que des courbatures et de la transpiration. Pourtant, des visites chez divers médecins ne décelèrent aucun problème. Peut-être un excès d'effort physique ? Ça risquait peu, vu le temps qu'il passait sur l'ordinateur famillial récemment acquis. Entre ça et sa peur inexpliquée des églises qui surgissait... Et ses rêves qui augmentaient... Bien malin celui qui aurait trouvé l'explication à tout ces symptômes sans aide. La réponse leur parvint, quelques mois plus tard, sous la forme d'une lettre.

Si la mémoire du garçon reste assez floue quand il s'agit de retenir les détails, il se souvint parfaitement de ce jour là, même quatre ans plus tard. Et pour cause, c'était la fête de la déclaration d'Indépendance, ainsi que son douzième anniversaire. Il se revoit très bien, ce matin, à sa place habituelle, en train de boire son verre de lait matinal, songeant déjà aux sites qu'il allait consulter dès qu'il aurait l'occasion d’accéder à l'ordinateur. Il s'apprêtait à aller chercher des informations sur des trucs d'économie que son père marmonnait, comme quoi tout allait se "fracasser" à cause des dépendance aux banques suédoises, et des choses qu'il ne cherchait qu'à comprendre. Perdu dans ses pensées, il n'avait pas fait attention au froncement de sourcils de son géniteur jusqu'à ce que celui-ci appelle sa mère en lui tendant la lettre qu'il avait à la main. Il sentit que quelque chose clochait vraiment lorsqu'après la lecture de ce bout de papier, ils se mirent à le regarder fixement. Pas de façon curieuse, apeurée ou colérique, juste un regard calme mais fixe. Et ça, c'était vraiment bizarre, car d'habitude l'un des deux lui faisait fatalement un commentaire sur la moustache lactée qu'il s'était fait. Mais là, non. On lui tendit juste la lettre en lui disant que c'était pour lui. Il essaya de déchiffrer le contenu avec un peu de mal, sa maîtrise de l'anglais se limitant à quelques cours et des articles du Baltic Times. Ça parlait d'une école aux Etats-Unis et de sa nation. Qu'est ce que c'était sensé dire, qu'il était le représentant de l'Estonie ? Qu'est ce que ça faisait ? Il n'allait quand même pas partir en Amérique, hein ? Bah si.

Une mauvaise surprise devait attendre Eduard à l'arrivée. Enfin, une encore plus mauvaise que d'apprendre que ses 9 prochaines années vont être passées dans académie américaine avec des gens du monde entier qui n'ont certainement jamais entendu parler de son pays. Après plus de neuf heures de vol et maints problèmes de compréhension, le garçon découvre que l'Estonie est considéré comme un pays
Balte. Douze ans d'éducation et de convictions nordiques qui s'effondrent. Enfin, il pouvait toujours expliquer la situation, on dit "pays Balte" par convenance, parce qu'un groupe de deux pays, ça le fait pas, et l'Estonie était dans le coin alors allons y pour l’appeler comme ça. Rien y fait. Après un tel échec, il ne pourra plus jamais retourner au pays, c'est fini. Pour la peine, dans le dortoir Slave/Balte, il prit le lit le plus à l'écart des autres.

Parmi les élèves de l’Académie, il y a peut-être des types effrayants, à parler beaucoup et bouger presque autant, mais il y a aussi des gens bien. Finlande, par exemple. La relation de leurs deux pays y est pour beaucoup dans leur proximité, mais quand en plus on peut parler informatique sans avoir droit à un froncement de sourcil interrogatif toute les cinq secondes et avec ça un camarade toujours partant pour partager quelques bières... Que demander de plus ? Le seul problème, en fait, c'est Suède. Outre avoir un physique imposant et un air de tueur, les paroles du père du garçon restaient en mémoire de celui-ci, comme quoi l'Estonie était trop dépendante de la Suède, et que cette dernière pourrait si elle le voulait semer l'anarchie économiquement. Des propos peut-être exagérés, mais quand on a douze ans, on s'en rend difficilement compte. Puis son regard n'inspirait vraiment pas confiance. Est-ce vraiment une bonne idée, d'essayer d'emménager dans le dortoir Nordique ? D'un autre côté, entre lui et Russie, le choix est vite fait. Russie, la première personne qu'il hait profondément, mais qui malgré tout le terrorisait au point de trembler comme un Balte. Le fait de l'avoir rencontré dans l'année 2007, année où la relation de leurs deux pays c'est incroyablement dégradé, n'a pas aidé. Et il avait touché son ordinateur portable en son absence, Ed' en était sûr. En fait, le seul du dortoir Slave/Balte auquel on pouvait faire confiance, c'était Lituanie. Et encore, il avait fallu se rendre compte que les sourires constants n'étaient dû ni à une maladie mentale, ni à la prise de substances illicites -ce qui est quand même dur à croire, pour un estonien-. Après, il recherchait pas forcément sa compagnie, mais c'était quelqu'un d'agréable, dont la présence ne le dérangeait pas. De toute façon, tant que c'est pas Russie, c'est toujours acceptable, hein ?

Comme pour le contredire, un an après, voilà que Pologne débarque. Jusqu'ici, pour Eduard, les relations étaient quelque chose qui pouvaient se mesurer de 1 à 10, avec Russie au zéro absolu, et que personne ne pouvait donc être plus nuisible. Sauf que, comme le montre le polonais, ce n'est pas aussi simple. Alors, oui, peut-être qu'il ne plonge pas les gens dans une terreur glacé, mais il est tellement insupportable que son meurtre passerait pour de la légitime défense. Et il donnait la désagréable impression qu'il considérait que les Bal... enfin, le Balte et l'assimilé étaient à LUI. Mouhaha, la bonne blague. Et les commentaires sur sa coupe de cheveux étaient vraiment gênants. Du coup, à partir de cette période, Estonie fuit les dortoirs définitivement trop dangereux pour se réfugier dans un autre coin calme. Ça avait d'abord commencé par la salle informatique. Mauvaise idée. C'est éprouvant, voir tout ces gens qui n'utilisent pas les raccourcis claviers ou la barre d'adresse. En plus, on l'a accusé de vandalisme pour avoir démonté une unité centrale, alors que tout ce qui voulait faire était enlever la poussière coincé à l'intérieur, parce que, les pauvres petits ordis, ils sont pas nettoyés souvent. Bref, il faut trouver une autre salle. Et c'est là qu'il tombe sur les salles des clubs. L'idée d'avoir une activité extra-scolaire ne l'avait jamais tenté, mais ses années de chorale lui manquait. Et puis, il était quand même le représentant du Peuple Chantant, alors... pourquoi pas s'inscrire au Club de Chant ?

Deux ans plus tard. Un nouvel arrivant. A priori, rien qui n'allait changer sa petite vie tranquille. Quelque soit le caractère de cet élève, il ne pourrait ni être aussi angoissant que Russie ni aussi agaçant que Pologne. Rien qui ne pouvait le perturber. Seulement, voilà, ce nouvel élève avait posé ses affaires sur le lit voisin au sien. Bon, c'est vrai qu'il n'y avait plus tellement de lits de libres, mais tout de même, hors de question qu'il laisse quelqu'un s'approcher, à fortiori si ce quelqu'un est un inconnu. Il allait donc lui parler poliment mais franchement et lui dire de s'installer ailleurs. Enfin, c'était le plan qu'il avait jusqu'à ce qu'il rencontre Lettonie. C'était assez bizarre à expliquer, comme le sentiment de retrouver une personne très chère après des années, une attirance illogique et déraisonné... Serait-ce ce fameux 'lien' entre nations d'une même histoire ? Toujours est-il qu'il était à peu prêt sûr que ce qu'il lui demanda ressemblait non pas à "Peux-tu aller voir s'il a pas un lit là bas plutôt s'il te plait merci au revoir", mais plutôt à "Puis-je t'aider à déballer tes affaires ?". Allez comprendre...

"Rien qui pouvait le perturber", hein ? C'était trop demander. Oh, pas que le letton soit pénible ou effrayant, au contraire, même un mouton passerait pour un monstre anthropophage à côté de lui. La victime idéale. Et comment ne pas s’inquiéter quand on sait qu'un slave a mis la main sur lui, hein ? Et c'est depuis que, lorsqu'on tend bien l'oreille, on peut entendre quelqu'un hurler "LETTONNNIIIEEEE !" depuis l'autre bout de l’Académie.

❧ Vous avez l’air de quoi ?
Normal. Voilà la première chose qui est sensé venir à l'esprit devant le physique d'Eduard. De silhouette comme de visage, diffile de lui donner l'allure féminine ou enfantine de certains élèves, tout comme il y a peu de risques de le confondre avec ceux mieux bâtis et plus effrayant. Juste un garçon dans la moyenne, quoique manquant de muscles, voir de graisse -et c'est pas faute de recouvrir ses repas d'une épaisse couche de crème aigre- sans que ça frappe à l'oeil. Bon, après, la pâleur de sa peau peut peut-être intriguer au point de se demander s'il s'expose à autre chose qu'à la lumière d'un ordinateur. Ou alors ces cheveux, qui passeraient inaperçus parmi toute ces têtes blondes s'ils n'étaient pas si... si... enfin, bref, pour ceux dont l'apparence compte plus qu'un simple mot du dictionnaire, il y en a forcément qui se demandent si on le paye ou le menace pour avoir une coupe pareille, une sorte de frange au carré en plus...démodé ? Quoi qu'il en soit, évitez de lui poser la question, vous n'obtiendrez qu'un regard agacé le temps qu'il pose ses yeux verts à l'air fatigué sur vous et remette ses lunettes en place avant de repartir de sa démarche lente mais régulière.

Pourtant, on ne peux pas dire qu'il se moque de son apparence : ongles toujours soigneusement entretenus et coupés courts, cheveux propres, col de chemise impeccable, cravate bien mise, chaussures cirées et-tout-et-tout... Il passe un certain temps à soigner son image, et en dehors de l'uniforme, jamais il ne portera les accoutrements ridicules dont certains semblent se faire une joie, ou alors sous la menace. Non, même en dehors de classe, le chemise-cravate prédomine, accompagné d'un pull selon la saison, quoiqu'occasionnellement remplacé par un T-shirt marqué d'une citation plus ou moins obscure d'une oeuvre de SF, et toujours dans des couleurs passe partout, blanc, noir ou bleu, couleurs de l'Estonie comme c'est étrange. Le tout est complété par une sacoche noire, assez grande pour transporter son ordinateur portable, et contenant d'autres petites choses en vrac -pansements, mouchoirs, agenda...-.


❧ Ça se passe comment dans votre tête ?
Si les Estoniens n'avaient pas une affection si particulière pour les oiseaux, sans doute leur animal national aurait été, au lieu de l'hirondelle, un âne. Car s'il y a bien un trait de caractère propre a ce pays, c'est l'entêtement. Eduard ne fait pas exception à la règle, loin de là. Si quelqu'un ne partage pas son avis, qu'il se prépare avant de l'en informer, car c'est une vraie bataille d'argumentation à laquelle il n'est pas prêt de renoncer, suffit de voir depuis combien de temps il essaye de se faire accepter comme Nordique. Seulement, voilà, il y en a des aussi têtus que lui, et trois fois plus agaçants pas la même occasion. Ou effrayants. Et comme frôler l'incident diplomatique, ça fait pas très classe, on fait mine d'approuver ces gens là d'un hochement de tête et éviter toutes complications. Car il faut savoir qu'un Estonien a horreur des ennuis. Il pourrait passer à côté d'une vielle dame en train de se faire racketter et détourner la tête en se répétant "Ce n'est pas mon problème" pour s'en convaincre et nierait même que le problème existe. Bon, si un certain letton est impliqué, il y a des chances qu'il réagisse. En hurlant à pleins poumons au passage. Et piquant une crise d’hystérie. Mais c'est vraiment une exception, hein.

Crise d'hystérie. Ça semble dur à croire, lorsqu'on le voit si calme et posé, réagissant avec une lenteur toute estonienne à la plupart des faits et gestes d'autrui et montrant son agacement en ajoutant une pointe de sarcasme à ses répliques. Même pas une ou deux insultes. Utiliser les poings ? Et puis quoi, encore ? En plus, ça obligerait à entrer en contact avec quelqu'un, erk. Ah bah, c'est sûr, quand on vient d'un pays où l'on salue ses proches d'un signe de tête plutôt que par une poignée de main, on évite au maximum de toucher les autres. Déjà que parler à un inconnu le met mal à l'aise, et par inconnu, on désigne également les connaissances de plusieurs mois. Ah, c'est dur de nouer un lien avec Eduard. Pourtant, les relations sociales ne le gêne pas... tant qu'il peut rester en spectateur. De toute façon, hein, à quoi ça sert de parler ? Ça crée des quiproquos, on répond sans réfléchir, on est obligé de faire attention à ce que dit son interlocuteur et le retenir pour une prochaine fois, bref, des tas de problèmes qui ne se posent pas en se taisant. Dans ce cas, pourquoi ne va-t-il pas vivre en ermite loin de tout, hein ? Question stupide. S'il était vraiment éloigné de la civilisation, comment est-ce qu'il aurait Internet, hein ?

Ah, les joies de l'informatique. Au pays de Skype, on ne peut vivre sans connexion tant il y a de choses qui se règlent par ce moyen, allant du vote à la simple liste de médicaments pour le pharmacien. Il fallait donc s'en douter que leur représentant ait une certaine affection pour les ordinateurs. Mais il n'est pas un geek, hein, juste un technophile qui aime plus les mathématiques et la SF que la moyenne. D'ailleurs, est ce qu'il ressemble à un geek, hein ?... Il ne faut jamais se fier à l'apparence des gens, vous savez, c'est très mal. Certes, il lui arrive de le faire. Souvent, même. Mais, en même temps, quand un gars d'un mètre quatre-vingts vous regarde d'un air menaçant, c'est normal de penser qu'il vous veut réellement du mal, non ? Et qu'on ne lui fasse pas remarquer l'illogisme de son comportement, d'une part parce que vous êtes bon pour une discussion sur la logique, et c'est assez agaçant de parler de logique avec un ge... avec lui, et d'autre part parce que ça le vexerait ; l'estonien possède une certaine estime de lui-même, et refuse de reconnaître ses fautes. Être le représentant d'une culture qui a survécu a plusieurs annexions , ça boste l’ego, et c'est pas les bonnes notes qui poussent à la modestie. Ah, les résultats scolaires, très importants, ça. Assez en tout cas pour passer la moitié de son temps le nez fourré dans les cahiers. Et après, on s'étonne qu'il aie pas de relations sociales...


❧ Clubs dont vous faites partie: Club de chant


Test Rp
Bruyants. C'était tout ce qu'Eduard pouvait penser de ses remuants camarades de classe, alors qu'il se battait pour ne pas finir sa nuit. Une nuit blanche, dans un lit étranger, partagé entre la honte -Balte ! On le croyait Balte !- et l'angoisse de dormir à proximité du terrifiant russe... Ne supportant plus ce brouhaha constant, il prit ses affaires et parcouru la pièce du regard pour tenter de trouver une place plus écartée avant qu'un professeur n'arrive. C'est alors qu'il le vit.

Il n'y avait bien sûr aucune chance qu'Estonie aie déjà rencontré ce garçon, pas plus qu'un autre élève. Et même avec des probabilités en sa faveur, il était certain de ne jamais avoir vu d'yeux violets, excepté l'autre slave d'hier, et il semblait absurde de comparer le regard glaçant de l'un avec l'air si doux de l'autre. Un parfait inconnu, donc. Pourtant, il y avait quelque chose en lui de connu, un il-ne-savait-quoi qui le rendait étrangement familier, un sentiment similaire aux retrouvailles avec un viel ami d'enfance... Le directeur n'avait pas dit quelque chose sur l'attraction des nations proches ? Pas le temps de se remémorer son discours : le garçon l'avait remarqué.

"Salut, j-je représente l'Estonie, tu es nouveau aussi ?"
Ridicule. C'est ce qu'il devait avoir l'air, à bafouiller, tremblant, avec un accent à trancher au couteau. A coup sûr, il allait se moquer de lui ou lui jetter un regard agacé ou... lui sourire ?

"Moi ! Je m'appelle Tino, et je viens de Finlande !"


VOUS ! Oui, vous !
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Âge : 17 ans dans quelques jours

Comment vous avez connu le forum ? Membre de la V1.
Des commentaires ? C'est pas pour me plaindre et embêter le monde -enfin, si-, mais République Turque de Chypre du Nord est noté en tant que juste Chypre dans la liste des prédéfinis ^^'
Et pour finir, le fameux code secret ! Pour prouver que vous avez lu les règlements et le contexte vous trouverez le code en rouge et noir. {validé par PNJ}


Dernière édition par Estonie le Dim 31 Juil - 14:50, édité 18 fois
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MessageSujet: Re: Où vous voyez un Balte, vous ?   Mar 5 Juil - 16:50

Estonie a écrit:

Aile : Nordique.
[...]
mais République Turque de Chypre du Nord est noté en tant que juste Chypre [...]

Ayé !! A peine arrivée que ça commence !! Bon allez, avouons que ça nous aurait manqué ! Contente de te revoir parmi nous !! (en même temps, si tu n'étais pas venue sagement, on aurait filé des chaînes à Raivis pour qu'elle t'amène de force)

Courage pour la fiche, hâte de te validay !


...

*file corriger Chypre*
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MessageSujet: Re: Où vous voyez un Balte, vous ?   Sam 30 Juil - 20:08

Yop, juste pour dire que j'ai fini après un mois, il y a du progrès... Je peux quand même être enchaînée ?
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Jersey

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MessageSujet: Re: Où vous voyez un Balte, vous ?   Dim 31 Juil - 6:27

Bienvenu parmi nous^^.

Elenwë
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MessageSujet: Re: Où vous voyez un Balte, vous ?   Dim 31 Juil - 14:24

GHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ENFIIIIIIIIIN

alors en direct de mon trouduculdumonde paume avec mon clavier qwerty de marde... moi je dis bienvenue
-inserer point d exclamation que je ne trouve pas -

alors par contre... la fiche est nickel, rien a dire, squf que... le test rp est un poil trop long -inserer point d exclamation que je ne trouve pas -

250 mots maxi >< je sais que lorsque tu as inscrit ton perso, il etait mentionne 8 a 15 lignes, cq q ete modif peu apres
on te laisse faire des chtites coupes et c est tout bon

hate de te voir en jeu ¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡
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MessageSujet: Re: Où vous voyez un Balte, vous ?   Dim 31 Juil - 14:35

^ LOOOL
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MessageSujet: Re: Où vous voyez un Balte, vous ?   Dim 31 Juil - 14:52

Merci bien pour la bienvenue~

Et les modifications sont faites, pile 250 mots selon mon compteur !
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MessageSujet: Re: Où vous voyez un Balte, vous ?   Dim 31 Juil - 15:04

Valideeeeeeeeeeeeeeeeeee ¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡¡


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MessageSujet: Re: Où vous voyez un Balte, vous ?   

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