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 Suisse - fini

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Suisse

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Messages : 36
Date d'inscription : 25/07/2011

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MessageSujet: Suisse - fini   Lun 25 Juil - 23:17


Au premier coup d’oeil
✯ Nom : Zwingli, Vash
✯ Surnoms : Les surnoms ne sont pas autorisés. Sauf pour Li-Li.
✯ Âge : 17 ans
✯ Sexe : Masculin. Les doutes ne sont pas autorisés.
✯ Anniversaire : 1er aout.
✯ Orientation Sexuelle : les marmottes ! De préférence dans du papier d'alu Cette question n'est pas autorisée.
✯ Aile : Aile à laquelle le personnage appartient

    .


✯ Niveau Scolaire :
High {Personnages de 15, 16, 17 ans }



Le pays

❧ Pays que vous représentez : Confédération Suisse
❧ Langues que vous parlez : L'avantage d'un pays multiculturel comme la Suisse, c'est l'assimilation spontanée de quatre langues. L'inconvénient, c'est que, sorti de Suisse, personne n'en comprend aucune. On compte donc l'alemanique ou "suisse-allemand" absolument incompréhensible pour un allemand, l'italien local absolument incompréhensible pour un italien, le romanche qui est une bouillie linguistique absolument incompréhensible pour le suisse lambda du canton d'à côté, et le français. Le français de Suisse est compréhensible pour un Français, à ça près que l'accent suisse lui provoquera un fou-rire pouvant aller jusqu'à la syncope bien avant qu'il ne saisisse le sens de la phrase.
Vash possède également un anglais moyen acquis à l'Académie.


❧ Histoire du pays que vous représentez :

On va commencer au début, c'est à dire aux alentours du I er siècle avant JC, lorsque les peuples celtes du sud-ouest de la Germanie s'installèrent sur l'une des provinces de l'Empire Romain et, ayant pris le nom d'Helvètes, formèrent une confédération du même nom...

Ouais, non, c'est chiant. Reprenons.

-100 avant JC : Petit sitting de diverses tribus germaniques sur le territoire. Ils trouvent le coin plutôt sympa, y a des lacs et des montagnes, c'est joli, c'est champêtre. Après avoir décidé que "Helvètes", ça sonnait mieux que "tribus germaniques sorties de nowhere", ils décident de s'y installer, et s'accrochent sec, parce que l'Empire Romain est quand même pas trop d'accord de laisser des hippies du genre squatter comme ça sur sa province. Mince, quoi.


-10 avant JC : l'Empire Romain est toujours pas très content, et puisque les Helvètes s'incrustent, il va falloir qu'ils comprennent qu'ils sont pas en vacances chez mémé et qu'ils vont pas faire tout ce qu'ils veulent. Les Romains réaménagent donc toute le territoire pour que ça soit un peu plus à la mode de chez eux, faut pas déconner.


IIè au IVè s : Le territoire helvétique suit son petit bonhomme de chemin, peuplé en partie de Romains, et voit passer beaucoup de monde, en tolérant çà et là quelques petites modifs au quotidien, comme la mouvance de ses frontières qui ont tendance à glisser au rythme des passages voisins, un ptit coup au nord, puis un ptit coup au sud, ou encore l'installation du christiannisme.

IVè s : En réponse aux raids germaniques, les Romains prennent la blase et décident de s'en aller. Mais pour autant, la Suisse reste et restera rattachée au Saint-Empire-romain-germanique, ce, jusqu'au XVè siècle.
A partir de ce moment, le territoire couvrant l'actuelle Suisse à peu de chose près, est morcellé ; les parcelles sont occupées par nombre de peuples qui laisseront, pour la plupart, quelques petits restes de leur essence, ceci expliquant la grande variété culturelle de la Suisse d'une région à l'autre.


Vè au IXè s : En attendant, là, y a de tout qui s'installe. Des peuplades alémanes, des peuplades burgondes, sans parler des voisins gaulois : ils ont beau eu changer de noms pour devenir les francs, ils sont toujours aussi collants. D'ailleurs, la Suisse finit par être sérieusement embêtée par l'installation tranquillou de quelques indésirables en mal d'exploitation. On note principalement le squatting Franc, puis peu après, l'arrivée en gros sabots des puissants Habsbourg, redoutés même, paraît-il, par les empereurs autrichiens, du moins avant qu'ils ne se hissent à ce pouvoir. Dans l'optique qui nous intéresse, la Maison de Habsbourg est LE parasite séculaire rongeur de territoire suisse.


Xè au XIIIè s : La situation se poursuit ; l'occupation de la Maison de Habsbourg se revèle pas mal lourde pour la Suisse (à tous les sens du terme, d'ailleurs, tiens), dont une grande partie de la population se retrouve à la botte autrichienne. Les tentatives de reprise de contrôle du pays sont toutes écrasées sous ladite botte, malgré la conciliation de l'Empire autrichien au XIIIè siècle.
Au XIV siècle, les Habsbourg accèdent au trône impérial d'Autriche. Les Suisses se rallient immédiatement à la couronne de Bavière. Avec ce soutien, pouf, quelques parcelles du territoires sont libérées, voilà, merci, c'est gentil.


1315 et 1393 : Développement des Confédérés. Alors, il y avait déjà eu un premier jet, c'était tout petit, ça ne comptait que trois cantons indépendants, et c'était plus officieux qu'autre chose. En 1315 par contre, on développe, et on passe à huit, en intégrant les cantons libérés par alliance au cercle déjà créé.
Bien sur, en parrallèle, on continue à taper sur les emmerdeurs, c'est à dire encore et toujours les Habsbourg qui ne lâchant pas l'affaire. Des hargneux, ceux-là.


XVè s : Début des guerres d'expansion. La Confédération compte, à la fin du XVè siècle, quelques copains de plus : ce sont désormais 13 cantons qui sont alliés.


1798/1803 : Ptites frictions avec la France agitée, qui a du mal à garder son agitation pour elle, jusqu'à envahit le territoire suisse. Une partie de la Suisse actuelle fait savoir qu'elle apprécie pas du tout, et résiste, une autre partie se plie sans opposition aux troupes tricolores. Ce qui en fait, donne une Suisse rangée sous l'avis de sa grande voisine. Entre républiques, au fond, on s'comprend. Sauf que la Suisse a du mal à se comprendre en interne, ce qui provoque encore quelques petites échauffourées. Y a de quoi virer schyzo, j'vous le dis.
En 1803, la France impose un acte de médiation, qui permet des accords entre les cantons, et en ajoute encore quelques uns à la Confédération. On va finir par manquer de lits de camps.


1815 : Congrès de Vienne, qui règle tout un tas de trucs sympa permettant à l'actuelle confédération suisse de montrer le bout du museau. Les cantons sont relevés de leurs alliances et désormais réunis sous un Traité commun.
Le drapeau du pays est officiellement défini ; il s'agit de la croix blanche sur un fond rouge déjà utilisés depuis plusieurs siècles comme code sur les champs de bataille.


1820 : La Suisse annonce sa neutralité perpétuelle. "Venez pas nous faire chier, nous parlez pas, nous regardez pas, on s'en fout de vos histoires."

1929 : La neutralité perpétuelle devient une neutralité perpétuelle armée. "Venez pas nous faire chier, nous parlez pas, nous regardez pas, on s'en fout de vos histoires, bon Joe, tu dégages sinon on tire."
La même année, la crise prouve que la neutralité armée ou pas ne préserve pas des crises économiques. Qui a dit "bien fait" ?? Il veut se manger une rafale de plombs, le ptit rigolo ??

Par la suite, le pays reste pas mal en dehors des grands évènements mondiaux, même si, juste histoire d'être chiants, les Suisses affichent des sympathies politiques pour l'une ou l'autre des forces en place - en prenant bien soin de pas etre d'accord les uns avec les autres au niveau cantonal, bien sur, sinon c'est moins fun.
Au cours de la seconde guerre mondiale, la Suisse refuse de se rallier à qui que ce soit et à prendre part au conflit, et conserve sa politique de neutralité absolue. Et armée. D'ailleurs, les armes suisses partent de tous les côtés, peu importe le camp tant qu'il y a les sous. Faut bien gagner sa vie, ma brave dame.

1979... Comment ? Non, y a rien eu entre temps. Ah, si : du commerce. Vous voulez les livres de compte, peut-être ??? Donc, nous disions. 1979 : création d'un 23è canton. La Confédération actuelle est formée.

2002... Quoi donc ? Rah ! Bon sang, non, que du commerce, on vous a dit !! Donc... 2002... La Suisse est intégrée à l'ONU. Histoire de dire qu'ils participent quand même.



[i]




L'humain GARS
❧ Histoire Personnelle :

Je suis né à Chur, et j'ai grandi dans un village pas très éloigné, au coeur du canton de Grischun, les Grisons. La précision est très importante, parce que j'ai vraiment et sincèrement cru, jusqu'à ce jour, que rien ne pourrait me faire quitter ma Suisse natale. Le pourquoi du comment c'est finalement arrivé, eh bien... C'est la raison pour laquelle j'écris ça. Je suis la Suisse. Du moins, je le serai un jour. Mais je suis aussi une personne, avec une histoire.
Je ne compte pas montrer ce texte à qui que ce soit. Je l'écris pour moi.
De toute façon, je vais essayer de décider ma soeur à dormir durant le voyage pour qu'elle soit moins secouée par le jetlag, et donc, écrire, j'ai vraiment que ça à faire pendant les sept heures à passer dans cet avion qui nous ramène vers l'académie. Les vacances sont finies. J'en étais où...

La famille de ma mère était implantée dans les Grisons, précisément dans la vallée du Bergell. Comme pas mal de gens du coin, ils étaient fermiers. Mes grands parents ont eu deux filles. Ma tante s'est mariée jeune et est restée dans la vallée. Ma mère, elle, est allée poursuivre ses études à Chur. C'est là qu'elle a retrouvé celui qui allait devenir mon père. Je dis "retrouver", parce qu'il était lui aussi originaire de la vallée, et qu'ils s'étaient côtoyés étant enfants. Cette rencontre n'avait rien de surprenant : Chur est la plus grande ville du canton, et l'une des plus proches de la vallée, et la plupart des jeunes qui vivent dans nos villages vont y poursuivre leur scolarité. On m'a raconté que malgré la banalité de la chose, ils se sont retrouvés à grands cris, comme deux pauvres expatriés. Et qu'ils sont devenus de bons amis, et que le temps a fait le reste. Je suis arrivé très tôt dans leur vie.
En Suisse, tout le monde est tenu de faire son service militaire, d'une durée d'un an. Les filles peuvent faire un service civil, fractionné, si elles le souhaitent. Mes parents ont tout deux décidé de consacrer un an d'un bloc à la Confédération, et reprendre leurs études ensuite.
Voilà pourquoi j'ai vécu mes six premières années dans la vallée, chez mes grands-parents. Mon père et ma mère venaient passer quasiment tous les week-end et toutes les vacances avec nous, aussi ont-ils toujours fait partie de ma vie. Ils avaient toute confiance en l'éducation de mes grands-parents, et ils ont eu raison.

Entre eux, mes grands parents parlaient le romanche. En ce qui concerne le suisse allemand, c'est à dire ma principale langue maternelle, je vous souhaite bien du plaisir pour parvenir à vous faire comprendre d'un allemand. En soi, je m'en fichais, parce que je n'ai jamais envisagé de quitter mon cher canton, et encore moins la Suisse. Au delà de leurs dialectes plus ou moins locaux, mes grands parents m'avaient surtout transmis le très grand amour qu'ils vouaient à leur sol. Les gens que j'ai connus au cours de mes premières années étaient tous faits sur le même modèle.

Mon grand père s'occupait de sa ferme avec une grande ferveur. C'était un homme qui paraissait méfiant et fermé au premier abord, mais qui, avec sa famille, dévoilait pleinement ce qu'il était : aimable, patient, et doux. Il était très économe, mais n'était pas aussi avare de sourires, et ceux-ci s'épanouissaient de temps en temps sur son visage buriné.
Comme beaucoup de Suisses, il gardait constamment sous son lit une vieille pétoire chargée jusqu'à la gueule ; sa phrase fétiche était un sentencieux "on n'sait jamais". C'est vrai qu'ici, on n'sait jamais ; en revanche, tirer, on sait toujours. Tous les Suisses passent par l'armée, une bonne partie en conservent les vestiges moraux, et, parmi eux, nombreux sont ceux qui les transmettent à la génération suivante. Dans la classe et la pondération ; nous ne sommes pas des améric... des sauvages.
Outre sa vieille pétoire fétiche, mon grand père avait quelques autres instruments. C'est lui qui m'a tout appris des armes. La première fois qu'il m'a fait essayer, j'étais si petit que je n'avais ni la force de soutenir le fusil, ni même celle d'appuyer sur la gâchette. Il a recouvert mes mains des siennes, et nous avons tiré ensemble. Je me souviens encore du bruit de la détonation, et, tout de suite après, celui de la balle qui s'encastrait dans la boîte aux lettres. Et la seconde suivante, les vociférations furieuses de ma grand mère.

L'activité principale de mon grand-père était l'élevage de vaches laitières et il s'y consacrait corps et âme, n'hésitant pas à passer des nuits entières auprès d'une bête malade. Il était toujours d'humeur égale, calme et profond comme un courant sous-marin. Je crois que la seule chose qui effrayait cette montagne de plénitude, c'était de se retrouver cible de l'ire de ma grand mère.
Et justement, ma grand mère, eh bien... Comment dire... Même aujourd'hui, des années après qu'elle se soit paisiblement éteinte, à chaque fois que je l'évoque, j'ai toujours le réflexe de jeter un regard autour de moi pour m'assurer qu'elle ne va pas surgir avec son redoutable balai en main. Ma chère Oma était une sainte femme, mais sa fureur était dévastatrice. Elle avait une quinzaine d'années de moins que son époux, et affirmait pouvoir remonter sa lignée sur le sol suisse jusqu'à des temps immémoriaux. Il valait mieux ne pas la contrarier, ou même se trouver dans son champ de vision lorsqu'elle avait une raison de se plaindre de quelque chose. L'endroit le plus risqué était sa cuisine, là où elle avait à disposition les armes les plus redoutables : vaisselle en tout genre, rouleau à pâtisserie, pilon, autant d'objets qui ont tendance à voler bas très facilement...
Ma grand mère avait des idées bien arrêtées. Elle était très superstitieuse, se signait lorsque le chien hurlait à la mort, jetait un bonnet au feu lorsque quelqu'un était malade, et passait au moins le quart de son temps à traquer les maladresses porte-malheur. Elle aimait également lister avec soin tout ce qui ne passerait pas le seuil de sa porte. La liste était vertigineuse, et comportait en bonne place les bottes boueuses, les jurons et blasphèmes, les démarcheurs, et les étrangers.
Le maître-mot d'Oma était 'prudence et prévention'. Elle se refusait à admettre quoique ce soit qui aurait ajouté au risque. Lentement plutôt que vite, s'adapter. Et, pourquoi pas, considérer chaque objectif comme on considère une piste de ski. Abordable, intermédiaire, difficile, impossible...



J'ai donc grandi là, au coeur de la vallée elle-même bordée de montagnes, aux étendues baignées par un ciel bleu à perte de vue. Après avoir planté le décor qui fut mon unique environnement au cours de la majeure partie de ma petite enfance, on pourrait s'aventurer à croire que je suis, finalement, un bouseux débarqué de ma cambrousse. A vrai dire, il y a de ça. J'ai fréquenté les habitants de la vallée et des alentours, le jardin d'enfants du village, l'école du village, les commerces du village, l'église du village, bref je suis un pur produit local. D'où, surement, le fait que j'en sois venu à étudier à l'Académie Hetalia, moi qui viens d'une région plutôt réputée pour la chasse au dahu.



J'ai toujours entendu dire que je n'étais pas très abordable. Que je n'étais pas un enfant très souriant. Que je restais un peu à l'écart. Moui. Je ne sais pas. Je n'ai pas le souvenir d'avoir été très isolé, en même temps, je passais tellement de TEMPS à...
Oh. J'ai étrangement omis de mentionner l'existence d'une certaine personne qui m'a insupporté au cours de toute mon enfance. J'ai pourtant bien noté que ma tante vivait elle aussi dans la vallée. Elle avait épousé un citadin horriblement snobinard qui avait acquis une grande propriété à Bergell, et avait conçu un fils du même tonneau. Et ce fils était, comment dire... Comment le décrire... Quelques années plus tard, en arrivant à l'Académie, j'ai rencontré le type qui représente l'Autriche, et... sincèrement, si je n'avais pas été certain de sa nationalité suisse et de son nom, j'aurais pu penser que mon cousin s'était transformé en autrichien. Tout comme Autriche, il n'avait pas mauvais fond, mais alors, bonjour l'aimant à problèmes. Je passais la moitié de mon temps à le sortir des ennuis dans lesquels il se fourrait avec talent. Il m'insupportait, tout comme Autriche m'insupporte. Enfin, quelque part, je crois qu'au fond je l'aimais bien, tout comme au fond j'aime bien Au... BREF.
On verra après. Quoique. De toute façon, on s'en fiche complètement, d'Autriche, alors après réflexion, je vois pas pourquoi j'en parlerais. Bon, sujet clos, j'en parlerai plus loin. Je veux dire, j'en parlerai PAS.

Il reste, de cette époque, à mentionner que nous avons été contraints de quitter la vallée. C'est l'un de mes souvenirs lointains les plus amers. Mon grand-père avait le coeur usé. Opa s'affaiblissait beaucoup, essentiellement parce qu'il s'obstinait à vouloir s'occuper de son élevage, malgré la fatigue consécutive à son âge. Alors tout se sont déroulées comme à l'ordinaire : Oma a pris les choses en main. Elle en avait l'âme déchirée, mais elle l'a fait sans hésiter. Elle a décidé que nous irions rejoindre mes parents, nous établir en ville, à Chur, où l'accès à l'hôpital était plus aisé. Au cas où, disait-elle. Jusqu'à ce qu'il aille mieux, comme si un homme de la terre comme Opa avait pu 'aller mieux' dans cet environnement-là... La grande ville, pleine de gens, de bruits. Un appartement. Mais si Oma le disait, ça me suffisait.
Elle a fait vendre tout le troupeau. Ce fut la première et dernière fois où j'ai vu mon grand-père pleurer. Et nous sommes partis. Voilà. Je n'ai pas tellement envie de m'étendre sur ce sujet. C'est arrivé... et c'est tout.

Je n'étais pas encore bien vieux, alors je me suis vite habitué à la vie citadine. Et puis, il y avait toujours la maison de la vallée, désormais inhabitée, où nous allions passer les vacances. La seule différence notable fut que, étant désormais à Chur, je suis allé vivre dans l'appartement de mes parents. Je crois que, même si ma naissance était imprévue, je leur avais manqué durant ces années où ils ne m'avaient vu que quelques jours par mois. C'est peut-être pour ça aussi qu'ils voulaient avoir un deuxième enfant ; mais visiblement, ils n'y parvenaient pas. Tellement pas que finalement, ils ont décidé d'en adopter un. Une petite fille. Ils me disaient que dès qu'elle serait là, et pour toujours, je devrai veiller sur ma petite soeur et la protéger. Bon, je n'étais pas contre, mais je ne voulais pas passer non plus mon temps à ça ; faire de la protection rapprochée, j'avais eu ma dose avec mon cousin, et puis mince, j'ai pas une vocation de bodyguard, à la fin. C'est un point de vue qui a changé quand je l'ai rencontrée, mais ça, c'est après.

Je ne sais plus exactement pourquoi ils n'ont pas adopté en Suisse ; je crois me souvenir que c'était une histoire comme quoi les délais sont moins longs au Liechtenstein. Enfin toujours est-il qu'ils sont y sont allés pour aller rencontrer des enfants à adopter dans des orphelinats. Et qu'ils m'ont embarqué dans l'épopée, bien sûr. Vu qu'après tout, ils m'avaient si bien briefé sur tout ce que je devais faire en tant que grand frère.
Le Liechtenstein, c'est vraiment minuscule, des établissements de ce genre, il ne doit pas y en avoir beaucoup. Pour finir, je n'en sais rien du tout, parce qu'on en a vu qu'un seul.
Ce qui était donc la première visite prévue s'est avérée être l'unique, ce dont je ne me doutais pas du tout lorsque nous sommes partis de Chur en direction du Liechtenstein. Mon père et ma mère sont des gens sains d'esprit, mais ce jour là, par je ne sais quelle lubie suicidaire, ils avaient décidé de faire une halte en cours de route, pour déjeuner dans un restaurant étranger. Je veux dire, pas suisse. Euuuh... italien, je crois. Résultat ? A votre avis ??? A peine remonté dans la voiture que j'étais malade. J'ai restitué le menu étranger dans le fossé au bord de la route et pas dans la voiture vu qu'en Suisse, on est propres, il n'y a qu'à voir Genève, le sol est aussi nickel que du carrelage de salle de bains ; bref. En arrivant à notre destination, l'orphelinat, la seule chose que je voulais, c'était un lavabo. On m'a indiqué où étaient les salles de bains, et j'y suis allé, en laissant mes parents suivre les gens de la Direction dans les bureaux.
C'est lorsque je cherchais le lieu pour les rejoindre, en sortant de la salle de bains, que je l'ai rencontrée, ou plutôt qu'elle m'a foncé dedans, vu qu'elle ne regardait pas où elle allait ; comme quoi elle était déjà imprudente, et que c'est pas moi qui l'ai "rendue comme ça à force de la surprotéger" comme le prétend cet imbécile d'Autriche. Damn, j'avais dit que j'en parlais plus, de celui là.

Bref. Je l'ai rencontrée comme ça, et quand je l'ai vue, j'ai tout de suite su que c'était elle que je voulais, et pas quelqu'un d'autre. Je veux dire, comme petite soeur !! Même si en fait, la première chose que j'ai vu, c'étaient ses yeux, des yeux immenses, verts comme les pâturages en été, tout plein de douceur et d'innocence, tellement brillants que c'était eux qui captaient toute l'attention, et c'était très bien comme ça, parce que même si elle se tenait comme quelqu'un de courageux, ses yeux disaient tout plein de 'protège-moi', et elle était tellement petite et tellement fragile, tellement vulnérable, toute seule.
Je n'ai même pas eu besoin de lui parler pour être sûr. Il me fallait juste son nom, et quand je l'ai eu, je suis allé rejoindre mes parents, qui regardaient les dossiers des enfants. Je leur ai dit que j'avais trouvé ma petite soeur. Et ils m'ont répondu qu'eux également.
En fait, il y a pas mal de coïncidences qui auraient pu m'étonner, si j'avais été plus âgé. Je le suppose, parce que mon père et ma mère l'ont été. Par exemple par le fait qu'ils avaient sélectionné Eva au moment où je la rencontrais, ou alors parce qu'elle n'avait jamais été adoptée alors que tout le monde la trouve adorable. Moi, ça ne m'a jamais spécialement heurté. Je me dis simplement qu'il était écrit que je devais l'avoir à mes côtés, c'est tout.
J'aurais voulu qu'on l'emmène le jour même, mais toute cette paperasse prenait du temps. Les jours qui ont précédé son arrivée dans la famille, je les ai consacrés à réfléchir et à tout organiser dans ma tête, pour être certain de veiller correctement sur elle.

Je crois que je m'en suis bien sorti ; du moins, il ne lui est jamais arrivé de gros problème, et puis, elle avait l'air heureuse. Le seul souci que j'ai rencontré dès les premiers temps avec elle, c'est que tout le monde la trouve 'toute mignonne et toute gentille', et que, comme elle fait confiance facilement et qu'elle parle aux inconnus et pire, des fois aux étrangers, elle se met souvent en danger. Mais je lui ai appris à faire attention. Un peu. Non, c'est pas que je lui ai appris "un peu", c'est qu'elle a assimilé seulement "un peu". Mais ça a été, parce que je ne la laissais jamais trop s'éloigner. Je lui ai appris tout ce qu'elle avait besoin de savoir ; mais se défendre, c'était plus compliqué : elle a un air trop fragile pour avoir l'air dissuasive, et elle était un peu trop jeune pour aller au centre de tir. Mais bon, après tout, j'étais là pour m'occuper de ça.

Et puis un jour, j'ai recu une lettre des Etats-Unis, qui disait que je devais partir là-bas. Loin de la Suisse, dans un pays rigoureusement étranger, et loin de ma soeur. C'était vraiment la pire des choses qui pouvait arriver, mais je suis suisse, et aucun vrai suisse ne pourrait refuser l'honneur que représente l'opportunité de représenter la Confédération.

Alors, je suis parti pour intégrer l'académie. Je dois bien avouer que j'ai eu du mal à m'y faire, et que c'est encore le cas. Je ne veux absolument pas me retrouver mêlé à leurs histoires, quelles qu'elles soient. Peu m'importe.
J'ai été affecté à l'aile germanique, qui est à peu près correctement fréquentée, c'est à dire, par des gens qui ne sont pas affligés d'une sociabilité extremiste et exacerbée. Non, mais réellement, c'est parfois cauchemardesque. Il m'arrive de voir certains qui s'accoler à n'en plus pouvoir respirer. Les étudiants germaniques ne sont pas ainsi. Ils respectent les usages et les distances. Pour la plupart, ce sont des types rigoureux et carrés, hormis peut-être ce prussien qui gesticule et qui a mauvais genre. Allemagne est très bien, il Bon. Il y a Autriche. Autriche est un cas particulier. J'ai eu un certain intérêt pour ce crétin, à une époque. Mais attention, hein, crétin, il l'a toujours été. Pas dans le sens bête. Plutôt dans le sens pas dégourdi, et c'est rien de le dire. Ce qu'il m'énerve.... Bon, c'est vrai que s'il venait à avoir besoin d'aide, je lui filerais probablement un coup de main, mais ça ne veut absolument pas dire que j'ai de la sympathie pour lui, hein.

Je n'ai pas le droit d'avoir une arme avec moi. La législation aux Etats Unis est infernale. Les compagnies aériennes sont paranoïaques. Je suis démuni. Je suis démuni. Je suis démuni. J'ai fini par trouver une parade. Avec le concours de mon père, j'ai pu en acquérir directement sur le sol américain. Sauf que là, je me suis heurté au règlement de l'Académie, qui interdit formellement d'introduire toute arme dans l'établissement, les fous. NON MAIS COMMENT ON EST CENSÉ FAIRE POUR SE DÉFENDRE, DANS CES CONDITIONS ???
Bref. Je retente de temps en temps, presque chaque année, mais jusque là, cet inconscient de Directeur a tout confisqué.
Je suis démuni.

Bref, j'ai passé quelques années à étudier aussi sérieusement que possible, et à rentrer séjourner chez moi chaque fois que je le pouvais. Et à chaque fois, je retrouvais ma soeur un peu plus grande et plus jolie, ce qui était de plus en plus inquiétant : plus ça allait, plus elle attirait l'attention.
C'est dire à quel point j'ai été à la fois inquiet et soulagé lorsqu'elle m'a annoncé avoir reçu... elle aussi... une lettre de l'académie. Ma soeur était donc appelée à représenter le Liechtenstein. La savoir ici, au milieu de tous ces étrangers, m'a valu un bon coup d'anxiété... mais je me suis dit, à l'époque, que je serai là pour veiller à ce qu'il ne lui arrive rien de fâcheux.
Eh bah....
C'est vraiment pas facile tous les jours.
Le pire, c'est lorsque je me dis qu'après mon départ de l'école, elle devra encore y passer plusieurs années, seule et sans défense. Il faut absolument qu'elle soit en mesure d'assurer sa propre sécurité d'ici là.
Et apprendre à se tenir soigneusement en dehors de toute leur agitation trop souvent conflictuelle... à tous ces Autres.
Cette académie est pleine de dangers potentiels... de mauvaises influences néfastes pour elle. Je dois veiller sur elle. Achever avec succès la formation de l'Académie est ma mission actuelle, mais protéger Liechtenstein est la mission de toute ma vie. Elle est ce qui compte le plus pour moi, et je veux qu'elle soit heureuse, préservée, à mes côtés, toujours. Je n'autoriserai l'émergence d'aucun chaos dans son existence, et si, pour ça, je dois filtrer au préalable chaque bribe d'air qui la frôle, alors je le ferai.

Mon avion va atterrir, et ma soeur commence à se demander ce que j'écris comme ça depuis notre départ. Je lui ai dit que c'étaient des révisions. Je vais arracher ces feuilles du cahier, et les jeter dans une poubelle de l'aéroport. Après quoi, j'irai chercher nos valises, et nous ferons le trajet jusqu'à l'Académie, où nous reprendrons notre quotidien scolaire, après une échappée dans notre quotidien d'origine.
Je ne veux absolument pas que quiconque lise ma prose, après tout, je ne l'ai écrite que pour moi-même.




❧ Vous avez l’air de quoi ?
Sa taille, d'abord, dont le faîte est relativement moyen. Son poids, tout aussi moyen, qui oscille selon la quantité de fromage ingurgi... je veux dire, selon les jours. La silhouette est relativement passe-partout. Ni carré, ni fluet ; en revanche, le maintien est très droit.

Son visage ? Rien d'exceptionnel, c'est le type même du visage que vous croisez trente fois par jour dans la rue. Il n'y a rien là susceptible de capter une violente attention, ni en bien, ni en mal. Il est classique. Son visage se dessine en un ovale des plus courants, la teinte de sa peau se situe dans le clair intermédiaire. Au coeur de ce visage, les yeux sont doté d'iris d'un vert lumineux. Le regard est à la fois peu expressif, froid, et vif, mouvant, mais, lorsque l'attention est attirée, il se fixe et n'en dévie plus. Il se pare, pour l'essentiel du temps, de divers degrés d'intéret, selon l'occupation de son propriétaire, et parfois d'une lueur exaspérée. Par ailleurs, les ressentis se lisent facilement sur ses traits. Il s'agit d'un être dont le langage est très physique, et qui ne s'en rend pas forcément compte.

Ses cheveux tombent à hauteur du menton uniquement parce que ce qu'il y a de moins contraignant en matière d'entretien. Pas de longues séances de démêlage dûes à une longue chevelure, pas non plus de coiffeur tous les deux mois pour les garder courts. Quand c'est trop long à son goût, il rassemble le tout et se déleste du surplus en un coup de ciseaux, simplement. C'est économique.

Il est à noter que Suisse se sent démuni sans armes, mais que, bien sûr, en étant convoqué à l'Académie, il a été prié de laisser son arsenal chez lui. Au quotidien, il pallie ce manque en portant une petite douille vide accrochée à une chaînette, autour du cou.

Concernant ses habitudes vestimentaires, il n'est pas un adepte de recherche élégante, ni même simplement de style. L'uniforme de l'académie lui convient très bien durant la semaine. Durant ses heures de liberté, il porte ce qui lui tombe sous la main le matin, tant que c'est à la fois pratique et sobre. La seule chose qu'il demande à ses vêtements, c'est de ne pas l'engoncer et ne pas gêner ses mouvements. Ainsi, il se rabat plutôt sur l'éternel accord ni-serré-ni-ample. Cependant, peu de chances de le voir porter des couleurs vives ; il est accoutumé aux teintes soutenues...




❧ Ça se passe comment dans votre tête ? Suisse est neutre, d'une neutralité enragée. On pourrait presque croire qu'il se fiche royalement de tout ce qui se passe autour de lui tant que ça ne pertube pas son existence, et on n'aurait pas forcément tort de le croire. Il peut passer pour associal, mais ne l'est pas réellement. Certes, il aime la solitude et le calme, mais il ne fuit pas systématiquement le contact. Par ailleurs, c'est quelqu'un qui est assez territorialiste. Son coin, c'est son coin. S'il se trouve là, il ne se trouve pas ailleurs, et il n'est pas accommodant.

Au premier abord, c'est sûr, il paraît très peu chaleureux, à la limite de la froideur. Il est distant. Mais dans le fond, c'est quelqu'un de dévoué, si tant est qu'il a décidé de l'être... A noter cependant qu'il exprime son affection de manière un peu particulière, retenue, émaillée d'une certaine gêne.

Cependant, il est tout de même réservé, n'exprime que très rarement ses ressentis et pensées, ne se mêle pas volontiers aux autres, surtout si lesdits autres sèment bruit et désordre. En revanche, s'il est dérangé, il n'hésitera pas à foncer dans le tas, à hausser la voix, voire à s'énerver franchement. Il est d'une nature calme, à la base, mais sa patience est très limitée. Il est extrêmement facile de le rendre furieux, et il démarre souvent au quart de tour. Là, il peut devenir réellement agressif, tant il est sanguin.

C'est aussi quelqu'un de très sérieux, de très rigoureux, méthodique, organisé, très ponctuel, et, disons le ouvertement, complètement maniaque. Il est discipliné à l'extrême, et entend que tout ce qui gravite dans son environnement soit à l'identique.

Une dernière chose, mais pas des moindres. Suisse est très, très radin, extrêmement proche de ses sous... et de ceux des autres aussi : le gaspillage le rend malade. Une pièce orpheline sur le sol, négligemment perdue par un idiot quelconque, aura tôt fait de trouver en Vash un nouveau propriétaire qui, lui, saura veiller sur elle.

Suisse aime bien avoir la paix, les armes, le calme, les montagnes, le silence. La solitude lui convient. Il aime l'ordre, les choses bien organisées. Il aime beaucoup Liechtenstein de qui il est très proche. Dans le fond, il apprécie Autriche même s'il semble constamment exaspéré par ce dernier. Et faire des économies, bien sûr.
Il n'aime pas les étrangers, pas davantage que les enquiquineurs qui lui envahissent son espace vital - ou, pire si c'est possible, celui de la petite Liechtenstein. D'ailleurs, il n'aime pas qu'on s'en approche non plus. Suisse n'a pas d'humour, il ne comprend généralement pas les plaisanteries, donc, il n'aime pas non plus. Il déteste cordialement le foutoir, le bruit et le désordre, et les gens trop agités et bruyants. Et le gas-pi-llage : il ne peut s'empêcher de traquer et de remarquer toute manifestation d'argent jeté par les fenêtres. Il pense que c'est une bonne habitude, mais c'est surtout assez chiant pour les autres.
Suisse est un adepte de l'ordre et des choses bien carrées, il est donc doué pour l'organisation. Et il compte l'argent plus vite que n'importe qui !


❧ Clubs dont vous faites partie:


Test Rp
Et voilà. Vash Zwingli venait de faire sa première entrée au sein de l'établissement. Vash Zwingli était désormais connu sous le nom de Suisse. Et Suisse était déjà mortifié.
On lui avait interdit d'apporter la moindre arme à feu. Savoir qu'il n'avait plus la possibilité de toucher le fusil tout neuf de son douzième anniversaire lui donnait l'impression d'avoir été amputé.
Il avait dû laisser sa chère soeur là bas, tout là bas, au delà de l'océan, sans sa surveillance attentive. Il pouvait lui arriver n'importe quoi.
Tout dans ce pays respirait le gaspillage à plein nez, il n'y avait qu'à voir la nourriture en conditionnement gigantesque. Personne ne pouvait avaler tout ça d'un coup, le surplus finirait à la poubelle. Partout, partout, des incitations à acheter des choses inutiles !
Et pire encore... Il y avait des étrangers partout - à proprement parler, il n'y avait que ça.
Ce qui avait achevé de le glacer... Les lits... Les lits étaient disposés dans des DORTOIRS COMMUNS. Il allait être mélangé aux Autres. Lui qui était suisse. Non : lui qui était LA SUISSE.
Une grande inspiration pour se calmer...
Courage, Suisse.


VOUS ! Oui, vous !
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Comment vous avez connu le forum ? on s'est rencontrés un soir d'étéééé...
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MessageSujet: Re: Suisse - fini   Mar 2 Aoû - 19:54

Fiche toute finitte !!

Vous avez l'autorisation de valider, après présentation de vos papiers d'identité et votre agrément tamponné d'aborder le territoire suisse.
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MessageSujet: Re: Suisse - fini   Mar 2 Aoû - 20:02

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MessageSujet: Re: Suisse - fini   

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Suisse - fini
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