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 Omg, like, totally.

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Lituanie

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Messages : 114
Date d'inscription : 25/06/2011

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MessageSujet: Omg, like, totally.    Sam 25 Juin - 16:59


Au premier coup d’oeil
✯ Nom : Łukasiewicz, Feliks
✯ Surnoms : -
✯ Âge : 15 ans
✯ Sexe : Masculin. Totalement.
✯ Anniversaire : 11 novembre (notez que je me plie sagement au canon et que je remballe mon 3 mai rituel...)
✯ Orientation Sexuelle : Les poneys. A l'envers en suspension au dessus d'une flaque de mazout avec des chamallows et Joe.
✯ Aile :
    .


✯ Niveau Scolaire :
High {Personnages de 15, 16, 17 ans }




"Niepokonani" - Perfect

Le pays

❧ Pays que vous représentez : République de Pologne

❧ Langues que vous parlez : Polonais. Il comprend assez bien l'allemand. Par contre, pour l'anglais y a encore du boulot (entendez par là que lorsqu'il écorche les mots ou qu'il les emploie à l'inverse de leur signification, c'est pas forcément qu'il est débile, c'est surtout aussi qu'il cause anglais comme une vache espagnole)

❧ Histoire du pays que vous représentez :

La Pologne, c'est ce coin où ça meule sévère en hiver et où ça cogne méchamment en été, où on garde soigneusement trois villes et demi toutes propres pour faire des cartes postales alors que le reste est encore plus destroy que la chambre de votre neveu de huit ans, où la bouffe est tellement lourde que quand tu grailles ton assiette, t'as mangé pour la semaine, et où une bouteille d'alcool est quasi au même prix qu'une bouteille d'eau.
On ajoutera à ça que même si c'est le jour et la nuit comparé à ce qu'il était il y a quelques dizaines d'années, c'est un pays qui reste quand même globalement assez pauvre comparé au reste de l'UE. De toute façon, le pays n'évolue pas, le chômage explose, l'Eglise écrase l'Etat, les gens ne font plus d'enfants, le tourisme marche pas, les jeunes peuvent pas faire d'études, les vieux vivent comme s'ils étaient encore sous le régime communiste, l'émigration est trop difficile, de toute façon personne ne veut d'eux.

Full négatif, hein ? C'est pour vous mettre dans le bain : le sport national en Pologne, c'est de se plaindre.

La faute à l'Histoire, bien sûr ! L'histoire de la Pologne est conditionnée par une constatation claire et simple : le pays est horriblement mal placé. Bah que oui. Tu prends un territoire plat comme une jeune pucelle, tu le fous en plein milieu du continent, avec des frontières communes multiples, histoire de pas léser les gars qui se pointent en bateau, tu ajoutes un accès à la mer, allez hop, c'est entrée libre, vas y Joe, mets un ptit collier de fleurs pour faire l'accueil. Non seulement il semble y avoir comme une étrange et irrésistible attraction, tel un gigantesque paillasson "Welcome" tout le long des frontières, mais en plus, comme dit ci-dessus, sa localisation est on ne peut plus judicieuse, si tant est qu'on ait comme ambition de passer son temps à servir de corridor, de local de stockage, de résidence secondaire, etc.
Mais au fond, si on se prête à considérer les voisins, on se console. C'est qu'il a squatté partout dans le coin ; parce qu'il faut quand même le rappeler, fut un temps où on ne rigolait pas avec la Pologne et son paillasson Welcome, non m'dame.

Bref.
Donc notre histoire commence un beau jour d'été, lorsqu'un petit poisson décida de sortir de l'eau pour aller ramper sur la terre ferme... Moui, on va avancer un peu, jusqu'au jour où une bande de gus descendirent du grand nord pour poser un pied engueunillé sur un petit bout de plaine, afin d'y installer leur hutte. On ne sait pas si ladite hutte portait déjà un panneau "Entrez sans frapper trop fort", mais toujours fut-il que la bagarre commença dès cet instant avec les copains d'à côté. La Culture de Wielbark décida d'aller voir ailleurs si elle y était, et le petit bout de terrain changea de nom pour devenir la Polanie. Ça commence pareil, mais on y est pas encore. Donc là mine de rien on a quand même une petite dizaine de siècles qui ont filé. Et on y arrive, car ce fut sur cette Polanie que fut fondé le Royaume de Pologne, approximativement au Xè siècle, entre 15h54 et 16h26, heure locale (et après, tout le monde au lit, car on a pas encore inventé l'électricité.)


L'histoire de la Pologne commence pour ainsi dire par son évangélisation. Sitôt nommé, sitôt catholique, au cours de la même décennie. C'est en somme ce qui lie la Pologne à l'Italie. La Pologne est devenue catholique très tôt, et c'est l'un des (voire LE, en fait) pays européens les plus axés sur cette religion. La population catholique polonaise dépasse les 95%, mais aussi, et surtout, c'est le statut de l'Eglise qui affiche la nation comme telle. Officiellement, sur le papier, c'est la laïcité qui prime. Dans les faits, force est de constater que la séparation État/Église est encore loin d'être achevée, que les institutions laïques sont rares, et, dans l'ensemble, le pays est extrêmement soumis au Vatican. La période communiste, qui aurait du atténuer, voire enrayer cet aspect, n'a finalement fait que l'exacerber et l'amplifier davantage encore.

Du coup c'est bien, tout le monde va au paradis, mais comme l'enfer c'est les autres, eh bien dès sa naissance, le pays fut considéré comme LE parc d'attraction super à la mode pour envahisseurs de tous poils. C'est pas mal d'un côté, ça permet de voir du pays sans bouger de chez soi. On a un peu de tout qui passe, le truc c'est qu'ils sont pas forcément tous invités. Mais comme il y a une longue période de calme, on a le temps de faire plein plein de choses, comme gratter la terre, par exemple.

Si la Pologne historique a quasiment toujours marché essentiellement à l'agriculture, vindiou, ce n'est pas pour autant qu'elle est restée dans son coin et qu'elle attendait les squatteurs. Parce que la Pologne à cette époque, c'est un peu le coin qui roxxe (du poney). Et le Royaume de Pologne s'y connaît aussi question expansion, avec une bonne petite tendance à s'étaler sur les voisins, pas forcément toujours à coups de fourche d'ailleurs, à noter une première version d'alliance avec le Grand Duché de Lithuanie, parce que, bah, la Lituanie à cette époque n'avait perdu ni son H, ni ses étendues, et n'a pas toujours été dotée des frontières actuelles. Et la Biélorussie, parce qu'en fait, tu vois, c'était un kit. Tu prends les deux ou tu prends rien.
Il s'agit donc de l'accord de Lublin, le traité marquant la création de l'Etat commun polono-lituanien, qui permet d'annexer les territoires de Lettonie et Estonie, lesquels étaient alors sous le contrôle de Lituanie, et réunis sous le nom de Livonie. Cette cohabitation est extrêmement courte, avortée par l'arrivée des suédois, encombrant voisinage dont la fâcheuse manie de considérer les territoires polonais comme un supermarché à colonies s'était déjà manifestée à quelques reprises, avec des pertes moins importantes. Ils repartent, cette fois-ci, avec l'Estonie dans leur cagnotte, agrémenté d'une partie de la Lettonie, voilà, merci d'être passé, c'est plus la peine de revenir maintenant. Pour l'anecdote, l'avancée Suèdoise ne se prive pas pour revenir par la suite, mais sera gentiment reconduite, bredouille, à la frontière.

Les rapports avec la Lituanie sont complexes, et on peut en effet rester perplexe sur la façon dont une fusion complète entre deux nations a pu évoluer en une aversion violente. Au tout début, c'est une entente entre deux grandes puissances, et c'est une alliance extrêmement puissante qui en résulte. L'État de Pologne-Lituanie, étrangement ou pas, se résume très vite à la Pologne. On parle d'alliance sur le papier, ça fait plus joli, cependant, dans les faits, il serait plus exact de parler de province avant l'heure. Progressivement, mais avec une grande rapidité, la Lituanie assimile la culture polonaise jusqu'à voir disparaître la sienne officieusement, puis officiellement avec la Constitution du 3 mai, qui, entre autres, supprime le gouvernement lituanien jusque là maintenu, et fond complètement les deux nations en une seule. C'est donc dans un état de quasi-province que la Lituanie est séparée de la Pologne au cours du troisième partage, en 1795, et aborbée par la Russie.
Par la suite, les relations polono-lituaniennes sont tendues d'un côté, ouvertement hostiles de l'autre. C'est la même année, en 1918, à la fin de la première guerre mondiale, que l'un et l'autre reprennent leur indépendance, pas en toute sérénité toutefois, parce que si la Lituanie est très contente d'avoir la paix, le gouvernement polonais est plutôt motivé à reformer l'État commun, allant jusqu'à refuser de reconnaître la nation lituanienne comme pays indépendant. Curieusement (curieusement, hein), les lituaniens déclinent l'offre, et, tant qu'il y est, tâchent de débarasser leur territoire et surtout leur capitale des polonais, alors clairement majoritaires en nombre.
A partir de là, leurs relations s'aggravent et s'enveniment crescendo, pour tout arranger, les deux ex-alliés s'avèrent incapables de se mettre d'accord sur la délimitations de leurs territoire, l'Europe ébranlée par la première guerre mondiale aimerait bien se voir réinvestir de calme, la Société des Nations se voit rapidement obligée de jouer les médiateurs pour éviter que les claques dans la figure ne dégénèrent en guerre ouverte. Les tentatives de conciliation aboutissent à un échec retentissant. La seule chose sur laquelle la Pologne et la Lituanie acceptent encore de s'entendre, c'est d'être opposés à la Russie. Mais lorsque la guerre russo-polonaise de 1920 éclate, les dirigeant lituaniens concluent un traité de paix avec la Russie et fournissent toute l'aide possible contre la Pologne. La formidable ironie, c'est que la guerre prend fin à l'avantage de la Pologne, et que la Russie lui cède... Vilnius. La capitale lituanienne reste polonaise pendant presque 20 ans, et les deux gouvernements n'échangent plus un mot sans passer par le biais de la Société des Nations.
Autant dire qu'après ça, toute possibilité d'entente est définitivement enterrée. La suite est du même acabit. Au cours de la guerre et de l'après-guerre, la Lituanie, réintégré à l'URSS, soutient les démarches russes, avec les conséquences qu'on connaît pour l'Europe centrale.
Certes la Pologne et la Lituanie se retrouvent réunis par l'alliance du Pacte de Varsovie par la suite, mais cet état de fait ne change pas grand chose à leurs relations. Après l'effondrement du Bloc de l'Est, il en va de même. Depuis la fin des années 90 néanmoins, une tentative de dialogue est instaurée par le biais de contacts diplomatiques réguliers.
la Pologne est une nation possessive, incapable de montrer son intérêt autrement qu'en se montrant envahissant et exigeant. Des fois, il vaut mieux ne garder du passé que les souvenirs. Mais APH en a décidé autrement.

Donc on en arrive à un État commun de taille assez monstrueuse, couvrant les territoires actuels de plusieurs pays. A ce stade, c'est toujours autant ouvert à tous les vents, mais on reste dans l'esprit.
Alors, c'est un peu Woodstock à ce stade, ça fait du monde en réunion sous le drapeau polonais, auxquels s'ajoutent la lettonie, en partie toujours annexée, et l'ukraine. L'Ukraine, c'est là le réel regret de l'épopée polonaise. Il faut dire ce qui est. Intégrée à la Pologne-Lituanie par un consensus puis récupérée par l'empire russe de façon arbitraire, elle est, en 1920, l'allié principal de Pologne dans sa course à la récupération territoriale. De courte durée, cependant. Suite à quelques cafouillages polonais pas très très réglo, dont l'abandon pur et simple des troupes ukrainiennes, l'Ukraine se retourne contre la Pologne, avant de se rallier à la Russie.

La Pologne, malgré sa politique d'expansion à l'époque médiévale, sait aussi garder ses distances, avec la Hongrie, par exemple. C'est une présence pacifique avec laquelle il y aura plusieurs rois communs au cours de cette période, et ce pacifisme est mutuel. Les percelles hongroises restent en dehors des territoires polono-lituaniens qui s'étendent de part et d'autre du sien. Au cours du conflit déclenché contre la Russie au lendemain de la première guerre mondiale, la Hongrie est l'une des deux nations qui apportent de l'aide. Par la suite, c'est dans le Bloc de l'Est tenaillé par la Russie, dans le piège du Pacte de Varsovie, que le peuple hongrois apporte son soutien à la révolte polonaise en ruant dans les brancards. A noter que s'ils en sortent à la même date, c'est également la même année, en 2004, qu'ils intègrent l'Union Européenne. On ajoute jusque que si les relations avec la Hongrie aujourd'hui sont tout aussi amicales qu'avec la France, le témoignage se fait par un autre biais. Pas de pacte passé avec la Hongrie, mais en revanche, le 23 mars est, depuis quelques années, devenu la journée nationale de l'amitié polono-hongroise.

Revenons en à cette bhgxfh chronologie (sisi j'vous assure, on dirait pas, mais ça se suit)


On va poursuivre le même petit tripounet sur quelques siècles, mais toujours à cause de cette histoire de paillasson Welcome, ça devient coton, parce que ça peut roxxer tout ce qu'on veut, quand y a les copains d'à côté qui continuent à s'inviter, au bout d'un moment, ça devient usant. On trouve quand même le temps de changer deux fois de capitale, sûrement pour trouver le bon coin, c'est du feng-shui à la polonaise, pour finalement se fixer sur Varsovie. Le retapage n'empêche pas le tapage, et on peut même dire que la Pologne, après ses heures de gloire, a un peu pris le rôle du punching ball européen au cours des derniers siècles, avec tout de même deux apogées dans cette brillante carrière, tout d'abord un petit désossage qui va bien au XVIII/XIXè S, au cours duquel la Pologne va perdre en premier lieu, principalement ses territoires de l'ouest, en second lieu, ses territoires de l'est, et pour finir, quelques petits bouts oubliés.

Donc, là, il nous reste un petit trognon de pomme, pardon, de Pologne, qui se remplumera un peu plus tard en récupérant une partie de ses parcelles, mais, surtout, qui est pour un petit moment sous domination des bénéficiaires des successives Partitions, le trognon.. pardon... le principal petit bout restant passant sous les panards russes. Okay, donc là je vois que ça commence à bailler dans le fond, bah mes pauvres loulous, je sais bien que vous savez déjà tout ça, mais qu'est ce que vous voulez, hein... Où j'en étais... Ah. Les panards russes.

la Russie, c'est, à l'instar de la Prusse, le grand ennemi héréditaire. Les prises de bec russo-polonaises ne datent pas d'hier. Dès le XVIè siècle, la Russie, alors plus modeste, est une cible plus facile que d'autres, avec des frontières bizarrement malléables. Ca ne dure pas, d'autant plus que la Russie trouve en la Prusse un appui solide, puis, très vite, l'Autriche se joint à eux ; à eux trois, ils se partagent successivement l'intégralité du territoire polonais. La période d'asservissement polonaise aux trois puissances est émaillée de révoltes ; cependant c'est en Pologne russe qu'il s'en déroule le plus, en raison de la dureté avec laquelle sont contrôlées les parties russifiées, dont fait partie Varsovie. La russification se poursuit jusqu'à la restauration de l'indépendance, mais elle s'avère ne pas demeurer, étant rejetée en bloc par le peuple polonais. Dès le retour de l'indépendance, la Pologne entre en guerre contre la Russie pour récupérer l'intégralité de ses territoires. Au bout de deux ans, l'Armée rouge se retire, la Russie négocie la fin de l'affrontement ; cependant, à partir de là, les russes enchaînent les actions anti-polonaises et ne s'arrêtent plus, tout d'abord aux côtés de l'Allemagne au cours de la seconde guerre mondiale, au cours de laquelle sont réalisés quelques massacres massifs plus ou moins discrets. Puis la Russie intègre ce qu'il reste de la Pologne à l'union soviétique, interdit toute tentative de défense à Varsovie contre l'armée allemande et réimpose le régime communiste qui va être LA plaie du pays au cours des décennies suivantes. Celles ci sont rythmées par une nouvelle tentative de russification, des révoltes en veux-tu-en-voilà, le tout sur fond rouge.

Le Bloc de l'Est est enchaîné alors à l'URSS, elle même dominée par la Russie, par le Pacte de Varsovie, une alliance dont les préceptes sont le maintien de la paix entre les pays membres et une entraide mutuelle, préceptes qui s'avèrent d'ailleurs ne pas être respectés, puisque les tentatives pour quitter l'alliance sont gentiment réprimandées par l'Armée rouge. De 1981 à 1983, la Russie se fait à tel point menaçante que l'état de siège est déclaré en Pologne. C'est alors une nation écrasée, qui peine à reprendre son souffle, très très appauvrie, constamment sous pression. En 1991, la Pologne sort de l'influence russe. Au cours des années qui suivent, les gouvernements russes et polonais tentent d'établir des relations harmonieuses, qui paraîssent impossible en dehors du papier. Les populations repoussent toute forme de conciliation. Peut-être trop tôt, mais .... Peut-être que c'est comme ça que les choses doivent être, simplement.

Quant à la Prusse... on note des hauts et des bas relationnels. C'est à dire un peu de haut et beaucoup de bas. Le premier contact est on ne peut plus hostile, c'est d'ailleurs à son agressivité qu'est dûe l'alliance polono-lituanienne. Par la suite, la Prusse fait amende honorable, ce qui est toujours plus facile quand on ramasse une tatanne, et se range un court moment aux côtés de la Pologne, avec en cadeau un bout de terrain, qui prend le joli nom de Prusse Royale, et qui lui permet donc l'avoir l'immense joie d'habiter en partie sur un territoire polonais.
A la fin des années 1800, le gouvernement de Prusse a déclaré : "La civilisation polonaise ne peut être jugée par nous avec humanité et impartialité, mais seulement en tant qu'ennemie. Entre nous et la Pologne, il n'y a pas de paix possible". On retiendra la dernière phrase, elle est tout à fait réciproque.


Passons maintenant au XXè siècle. Alors la première partie elle craint, globalement. On a un bon côté, de facto, avec la déclaration d'indépendance de 1918. Pas tellement le temps d'en profiter, car la Pologne entre en guerre flash quasiment dans la foulée, histoire peut-être de se préparer à se faire magistralement rouler dessus en 39. Et là, ça fait vraiment, vraiment mal sur les cheveux avec le passage allemand.
Décidément, ça ne copine pas vraiment avec les pays germaniques. Mais, avant le XXè siècle, c'est surtout avec la Prusse et l'Autriche que la Pologne a des ennuis. L'Allemagne ne devient une menace réelle qu'à partir de la première guerre mondiale. A cette époque encore triplement asservie au trio Russie/Autriche/Prusse, la Pologne fait office de bouche-trou un peu pour tout le monde. Il doit donc soutenir la Russie contre l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie contre la Russie, et se range aux côtés de la France contre l'Autriche-Hongrie. Non, pas successivement. Tout en même temps.
Mais lorsque l'Allemagne s'agite à nouveau, la Pologne a la merveilleuse idée de faire ce qu'on pourrait appeler de la stratégie lituanienne, en constituant un pacte de non-agression. Il y avait probablement une clause écrit en tout petit, incluant sa participation comme punching ball ; en tous cas, assurément, il n'était écrit nulle part que l'alliance contre l'URSS était du flan. Une attaque surprise concoctée par l'Allemagne nazie, déjà, ça fait mal sur les cheveux. Quand la russian team se rajoute par dessus, ça fait très, très mal. Mais alors quand ça dure du premier au dernier jour de la guerre, et surtout quand ça s'acharne à ce point, ça fait très, très, très... Ah oui, là ça fait mal, quand même. Même si, grâce en partie à la France, la lutte polonaise peut se poursuivre en dehors de ses frontières, il n'en reste pas moins que lorsque la guerre prend fin, la nation n'est plus qu'un petit tas de misère dépeuplé et déglingué. Il est vrai que la Pologne a accordé un pardon officiel à l'Allemagne, mais le peuple polonais baigne encore dans les échos de son difficile XXè siècle.


Décidément, ce paillasson, faudrait peut-être le retirer. Bon, on avance un peu, la Pologne, après s'être fait tirer les cheveux par l'allemagne nazie et avoir été de nouveau reliée à la Russie par le Pacte de Varsovie, se tape un petit coup de communisme, et ça lui réussit pas trop bien, jusqu'à ce que finalement, le pays se secoue les miches et récupère sa propre direction dans la deuxième partie du XXè S.
Pfiou.





"A ty ?" - Hey


L'humain GARS
❧ Histoire Personnelle :
Je suis né en 1995, le jour de la fête nationale, et déjà rien que ça c'est déjà trop la classe. C'était dans un hôpital super high-tech d'un quartier super cool de la capitale qui est aussi une ville super cool, et même que quand je suis né, y avait des papillons et des oiseaux et tout qui venaient me voir. Et y avait un arc-en-ciel aussi, même si ça pleuvait pas et qu'y avait un super soleil. Totalement.

Il existe en Pologne deux fêtes nationales. Le 3 mai commémore la Constitution de 1791, et le 11 novembre, la réhabilitation du pays et son retour à l'indépendance après 123 ans d'asservissement
Et ce fut un 11 novembre, 77 ans après la libération du pays, que Feliks vint au monde de la façon la plus normale qui soit, dans un hôpital un peu délabré du quartier de Wesoła, à l'est de Varsovie.



Jeden, Dwa
Feliks est le fruit d'un mariage resté stérile de longues années ; il naît alors qu'on ne l'attend plus, et vient au monde par beaucoup d'espoir et de prières. Il sera un enfant unique, non par choix, mais par la force des choses. Seule consolation à cet état de fait, l'impact financier. Un enfant, c'est un gouffre, et le système social en Pologne n'a jamais été réellement existant. Par ailleurs, Feliks naît dans une famille très modeste en biens et en esprit. Ses parents sont des gens peu instruits, issus de cette partie de la masse ouvrière qui a traversé le régime communiste et le difficile "après" en subissant simplement, sans avoir jamais cherché à comprendre. Mais ce sont ce qu'on appelle communément de braves gens, fidèles à ces règles mystérieurement innées qui régissent le royaume du "Il-Faut-Bien". Comme la plupart des polonais, le peuple à la Foi inébranlable, ce sont de fervents catholiques. Feliks est baptisé trois semaines après sa naissance. Suivant une tradition un peu dépassée, il reçoit le même prénom que son géniteur.
Ce n'est vraiment pas un bébé pénible. Probablement se réserve-t-il pour plus tard, toujours est-il qu'il est de ces nourrissons rigolards qui peuvent passer des heures et des heures à suivre une mouche des yeux, et les hurlements sont au minimum syndical.


Trzy
En 1998, Feliks entre dans sa troisième année, et la Pologne s'enfonce un peu plus dans son chaos économique. Le chômage explose cette année là ; comme beaucoup de polonais à cette période, son père s'expatrie pour travailler à l'étranger. Cet éloignement dure plusieurs années, l'enfance de Feliks se déroule sans modèle masculin. Sa mère se dévoue entièrement à lui. C'est une femme droite et pieuse, mais une mère trop inquiète. Dans ses premières années de vie, pas une brûlure, pas une coupure, pas même une dégringolade d'escaliers. Sa mère veille, et veille trop. De ses accès de surprotection et sa manie de prévenir chaque éventuel péril, Feliks gardera une incroyable inconséquence, un vague sentiment inconscient d'être invulnérable, et ne développera ni conscience du danger, ni aucun sens de préservation.


Czteryn, pięć
Les années se suivent dans une ambiance similaire. A quatre ans, il maîtrise les ciseaux - à bouts ronds - comme personne. Son grand jeu est de découper ses peluches. Il en sème les morceaux dans tous les coins de l'appartement, morceaux épars que sa mère ramasse et recoud infatigablement. Cette activité passionnante (ou partitionnante, au choix) lui passe peu avant son cinquième anniversaire, et ne réapparaît pas.
A partir de cet âge-là, il y aurait beaucoup de choses que Feliks pourrait faire seul, et qu'il ne fait pas. Il assimile normalement, mais comprend vite qu'il est strictement inutile de se fatiguer à s'habiller tout seul, ranger ses affaires, ou ce genre de chose ennuyeuses, alors que sa mère est toute prête à le faire pour lui.
La tendance s'installe, au cours des années, il lui devient impossible d'envisager de faire autrement que de... faire faire.


sześć, siedem
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, Feliks était un petit garçon tout ce qu'il y a de plus classique. Il est vrai que sa mère aurait préféré se casser les deux bras plutôt que de lui donner quoique ce soit provenant du rayon 'fillettes'. Cependant, c'est l'époque où il entre dans le système scolaire, en n'ayant eu jusque là que très peu d'interactions avec d'autres enfants. Il est timide, les débuts sont difficiles, mais la compagnie des autres lui convient à terme, c'est lui même un gosse finalement assez sociable, qui voit immédiatement l'intérêt que représentent ses congénères : jouer, jouer, et jouer. Il aime beaucoup l'école, ou plutôt, il aime beaucoup la cour de récréation de l'école.
Son septième anniversaire est le premier où est organisé un joyeux goûiter d'enfants, une autre grande expérience : Feliks aime les fêtes, ce sera un goût définitif. Et les cadeaux, aussi. Un gros bémol pour cette première mini-fête d'anniversaire, le présent d'une petite camarade qui a certainement dû se baser sur ses inclinations à elle. Une poupée, quelle idée. Au cours des jours suivants, Feliks se borne à regarder la chose avec circonspection..... et puis l'adopte.
Cette poupée, il ne la lâchera plus. Il ne s'en occupe pas comme le ferait une petite fille, c'est à peine s'il lui arrive de la coiffer de temps en temps. Mais il la trimballe partout, il lui parle tout le temps. Il refuse désormais qu'on coupe ses cheveux, afin d'obtenir la même coiffure que la poupée. La poupée n'a pas de nom. Elle s'appelle Poupée.

osiem, dziewięć
Les mois passent, la poupée est toujours là, au grand déplaisir de la pauvre maman. Oh, elle a essayé plus d'une fois de délester son fils de ce jouet inadapté, mais rien à faire. A huit ans, Feliks sait déjà très bien manoeuvrer sa génitrice, et puis, au fond, elle se dit parfois qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter, puisque le curé local lui a assuré qu'un jouet ne pouvait pas rendre les enfants déviants, démoniaques, ou piiiire, homosexuels, que Dieu nous garde d'une pareille abomination. D'ailleurs sur ce sujet, Feliks a à peu près la même tolérance inférieure ou égale à zéro. Et c'est un petit garçon qui certes, montre des grosses tendances hyper egocentriques, mais qui malgré tout est gentil, et, surtout, très croyant. L'anxiété maternelle se détourne peu à peu du jouet.
Mais... il est vrai que la poupée lui cause quelques désagréments, au petit Feliks. A l'école, déjà. Les enfants sont cruels. Mais Feliks a gardé sa merveilleuse inconséquence, et s'en fout, simplement. Et puis si tout le monde l'ignore et fait comme s'il n'existait pas, eh ben tant pis, de toute façon, il parle à sa poupée, les autres, il nen a pas besoin. S'il fallait se battre, il le ferait, même si c'est un enfant en fin de compte encore assez frêle. De toute façon, il ne voit pas en quoi cela fait trop fille, lui qui n'a que sa mère pour référence.
Par ailleurs, ses cheveux s'allongent et s'allongent, loin dans son dos, accentuant l'aspect ambigü que les gamins ont à cet âge, et encore plus dans la Pologne conservatrice. Les cheveux longs et la présence de la poupée sont suffisants : à partir de cette période, il est très courant que Feliks soit pris pour une petite fille. Sa mère désespère, lui se vexe une fois, deux fois, et puis, toujours avec cet incroyable je-m'en-foutisme, dans sa bulle avec sa poupée et son ego, se borne à trouver ça drôle, comme jeu.


dziesięć, jedenaście
L'année de ses dix ans marque la fin d'un cycle. Cette année là, son père réintègre le pays. Etrange expérience que d'avoir d'un coup un père à temps plein, mais ces retrouvailles se font joyeusement. en revanche, cheveux et poupée sont un choc pour le pauvre homme. Plus traumatisable que son épouse, il faut croire. Ou alors moins pliable. Le sort des détails ennuyeux est vite réglée. Poupée finit sa carrière dans le vide-ordures, et la crinière serait prête à suivre, si seulement on n'entendait pas Feliks hurler son deuil jusqu'à l'autre bout de Varsovie - au moins.
Le massacre aura finalement lieu, et les longues mèches suivent le même chemin. Impossible néanmoins de tailler plus haut que les épaules, Feliks développe en quelques jours un côté anguille, et esquive toute sommation de se rendre chez le coiffeur, jusqu'à lassitude, et retrait des insistances parentales.
L'absence de la poupée lui pèse beaucoup, puis un peu, puis plus tellement. Au fil des mois, son image s'estompe. Toutefois, aux abords de ses onze ans, il dort difficilement, fait ponctuellement des rêves flous qu'il ne comprend pas, et parfois des cauchemars violents, qu'il s'empresse de mettre sur le compte de la perte de l'objet.
Quelques mois après, cela s'atténue jusqu'à disparaître. Rêves, manque, Feliks est passé à autre chose. Depuis toujours très tourné vers lui-même, et nourrissant sans complexe une très haute opinion de lui,, c'est la grande révélation dans le miroir : mais en fait, il a un physique carrément aussi cool que son esprit génial, dis !
... Raison de plus pour pas toucher à ses cheveux.


dwanaście
Cette année là, Feliks a douze ans, et la lettre en provenance des États-Unis est à la fois une surprise de taille et une mauvaise nouvelle. Ok, être appelé potentiellement à représenter tout le pays, ça parle à l'ego, mais ça signifie également neuf ans à passer dans une école à l'étranger, loin, sur un autre continent. La perspective le fait baliser à mort, ça effraie aussi pas mal ses parents qui sont des gens très simples. Plutôt tentant d'ignorer la convocation, mais la Pologne est une terre de volonté et de foi, et son essence habite ce gosse-là, et pas celui du palier d'en face. Feliks s'envole donc pour les USA, et entame donc sa première année au sein de l'académie.
C'est un étrange terrain de jeux. Et pour cause, ce n'en est pas un. Sauf pour Feliks. Parce que pour Feliks, le monde entier est un terrain de jeux. Ces jeux-là sont difficiles. La plus grosse barrière est celle de la langue, car s'il comprend relativement bien l'allemand, langue répandue en Pologne, en revanche, il baragouine à peine quelques mots d'anglais. Confiant malgré tout, il tâche de s'y retrouver. Il y a des gens ici avec qui il aimerait bien être ami, mais bizarrement, il se retrouve à graviter autour d'autres personnes, et pas spécialement les plus cools. Pas spécialement ceux qu'il aurait choisis. Lituanie, par exemple, franchement, quelle loose se traine ce type, est ce qu'il connaît la CLASSE autrement que comme un mot du dico ? Mais curieusement, Feliks l'adopte quand même, de la façon la plus arbitraire du monde. Il y en a d'autres qui exercent sur lui une attraction indéfinie, moindre mais présente. Et c'est la même histoire, hein. Estonie ! Non mais sérieusement, c'est quoi cette coupe de cheveux, il est payé pour l'avoir ? La hongroise, non, elle est jolie mais alors bonjour la bourrine, et en plus, c'est une perverse. Ukraine. Va savoir pourquoi, mais Feliks a tendance à rester à distance d'Ukraine, au cours de cette première année là. Le seul qu'il aime bien et qu'il aurait probablement choisi de lui même, c'est le joyeux représentant de l'Italie du Nord.
Il y a également des personnes envers qui il développe une aversion immédiate, inexplicable, et tenace, Russie et Prusse en tête.
Cette première année file à une vitesse folle, aussi difficile soit-elle...

trzynaście
Une année à l'académie, une seconde qui commence. Elle est sensiblement identique à la première, mais Pologne trouve toujours un bon côté à tout, c'est un point sur lequel il n'est pas en accord avec ce qu'on pourrait attendre d'un polonais.

czternaście, pięnaście
Quatorze, et puis quinze ans. L'anglais s'est (un peu) amélioré... Le caractère est toujours le même. Feliks est assez lent, au niveau de la maturité émotionnelle, un petit peu en retard. D'autres têtes s'en viennent, comme le petit Lettonie, qu'il ajoute à "sa" collection de baltes. Ukraine que, finalement c'est plus que décidé, il va carrément épouser, et non, elle n'est pas au courant, mais c'est qu'un détail, ça, pour lui.
Et puis, tout au bout du cursus, la Pologne.
Là bas, on dit que la Pologne est une femme, que Cracovie est son coeur, Varsovie son cerveau, et que les eaux de la Vistule sont son sang.
C'est dépassé.
Cette fois, la Pologne sera un garçon.

❧ Vous avez l’air de quoi ?
Un grand sage à allure de vieux mouton doré a dit un jour que le corps humain atteignait l'apogée de sa perfection aux alentours de sa dix-huitième année. Une sucette au citron pour qui trouve la référence. En attendant de savoir si situer là cette optimisation confine à l'authenticité ou n'est qu'une sombre fumisterie, ça convient plutôt bien à l'immense modestie de Feliks. Mais. Certes, il ressemble, en gros, à son pays..... Sauf d'un point de vue visuel.
Là où on pourrait s'attendre à un physique puissamment charpenté, large, imposant et solide, au regard obtus, ben.... on a Feliks. A la limite, si on le gonfle bien, on peut obtenir le regard obtus. Pour le reste, on repassera. Pologne n'est pas très grand, pas vraiment imposant, pour ne pas dire tout simplement qu'il a une morphologie plus proche du guéridon Louis-Philippe que de l'armoire normande. Cependant, attention. Il n'est ni frêle, ni de constitution fragile. Au naturel, il n'est PAS féminin. Ni dans le physique, ni dans la gestuelle. D'accord, c'est un fait, comme il est encore très jeune, il peut probablement passer pour une demoiselle, peut-être pour quelques années encore. Mais de moins en moins.

Pour la bouille, rien de très notable, du moins, d'un point de vue du trait, parce qu'il a quand même un museau assez parlant, le bonhomme. Le visage est plus rond qu'ovale, mais l'effet en est atténué par la mobilité plus que vivace de ses traits, rarement immobiles.
Les joues sont un peu moins rondes qu'on pourrait l'attendre de ce type de morphologie, mais tout de même présentes. En état statique, la bouche est petite et pleine, dotée de cette même semi-rondeur qui vêt sa figure... Enfin elle l'est très peu, statique, beaucoup plus encline à se tordre en d'impossibles grimaces qu'à rester tranquille. Le teint est clair mais finalement assez neutre, presque fondu dans la nuance de ses cheveux - auxquels on ne touche toujours pas, à moins de vouloir déclencher l'apocalypse - certes blonds, mais un blond mat - en même temps, le soleil de l'es... je veux dire du centre, bien sur, il fait ce qu'il peut. Seule réelle vivacité là dedans, ses yeux. Vivacité de couleur, s'entend, parce que personne n'oserait dire que Feliks a un regard vif. Ça serait plutôt l'inverse.... Donc, vivacité au niveau de la couleur. Ils sont franchement et agressivement verts. Les prunelles en sont volontiers brillantes, en particulier lorsque leur propriétaire a quelque chose en tête.
En réalité, il s'agit là d'un visage si expressif, dans l'excès, même, qu'on pourrait aisément croire qu'il ne sait rien dissimuler de ses ressentis. Et on ne serait pas loin de la vérité.
Par ailleurs, ce n'est pas un acharné du pomponnage - parce que, selon lui, sa CLASSE est bien sur "genre-totalement-innée". Heh.

D'un point de vue vestimentaire... Mnh-oulà.
Concernant l'uniforme de l'académie, c'est assez net : il porte l'uniforme masculin. Vous l'avez aperçu avec la jupette rouge à carreaux ? Ce n'est pas impossible, si le jeu en valait le coup. Parce que si certes Feliks n'a pas le moindre complexe à enfiler une jupe, ce n'est jamais "pour rien", "par simple envie" ou "sur une pulsion". C'est forcément qu'il y a une bonne raison, et le concept de bonne raison, pour lui, c'est synonyme de s'amuser.
Pour le reste - les fringues civiles... Là... C'est une autre paire de manches. Polandizeunitboy. La version désespérante, foutue d'assortir coton twill violet et crêpe à carreaux turquoise si c'est ce que trimballent les porte-manteaux des catwalks. Et de lâcher sentencieusement que oui c'est moche, mais c'est in, on verra la saison prochaine. C'est vrai que ça dévaste son budget, c'est vrai que ça peut à l'occasion lui donner une allure étrange, c'est vrai aussi qu'il a cette manie un peu pénible de vouloir à toute force faire adopter à ses proches tel ou tel style qui lui irait "carrément trop bien"... Mais... Il n'enfile pas n'importe quoi. Les rayons, il les connaît, et si jamais il tape dans celui des dames, c'est pour quelque chose qui n'est justement pas spécifiquement pour fille. On le redit, porter des vêtements féminins ne lui pose pas le moindre souci moral, il ne rougit pas en passant un truc à froufrous, il n'est pas mal à l'aise dedans ; alors oui, des fringues de fille, il en possède, MAIS il les sort à des occasions précises, pas au quotidien. Pour lui, une jupe, une robe, un ruban - rose, c'est du déguisement, et non une tenue courante.

❧ Ça se passe comment dans votre tête ?
Moi. Moi. Et moi. On pourrait résumer ainsi toute la philosophie de Feliks, mais ce serait fort réducteur, et trop superficiel pour être exact, car en toute bonne foi, il ne saurait un seul instant se passer des autres, et il recherche activement le contact. Le mécanisme est assez simple. D'un point de vue extérieur, la donne est simplissime : Feliks assure, Feliks izeubest, et Feliks est tellement cool qu'il devrait être question de passer les termes en synonymes. Le problème avec le potentiel de coolitude de cet engin-là, c'est le même qu'avec son incommensurable humour, ou ses formidables idées : généralement, il n'y a que lui pour qualifier ça d'optimal. Mais c'est un détail, n'est ce pas, parce qu'au fond, quel avis autre que le sien peut bien compter ? Il faut bien comprendre que ce qui lui coule dans les veines, c'est du self-esteem concentré. A partir de là, on peut aisément comprendre qu'il est le centre de son monde. Il est très égocentrique, c'est vrai. Mais n'allez pas le prendre pour un associal, parce que, c'est le drame, il est bien sociable comme il faut, ce n'est pas un solitaire - non, ce n'est pas un paradoxe, c'est comme ça, c'est comme Murphy, il vaut mieux subir sans chercher à comprendre.

Il en fait souvent des kilos, c'est un show récurrent. Il a un très grand besoin de prouver qu'il existe et de le faire savoir, un besoin qui n'est pas inné mais acquis via sa relation étroite avec son pays : Il sait quel point il est facile et rapide de perdre son identité et d'être oublié.
Par conséquent, cela influe sur son caractère d'origine déjà peu facile : il est envahissant. Il est exubérant. Il est complètement excentrique.... Jusqu'à ce qu'il se calme. Parce que ce besoin-là n'est traduit par rien d'autre qu'un jeu nécessaire, quasi constant ; du cinoche à fond les manettes. Feliks veut jouer, tout le temps et à toutes les occasions, et tant mieux si on pense qu'il est immature et incapable d'être sérieux ; de cette façon personne ne cherche à le contraindre. Ca lui convient : il déteste ça.
Alors oui, il est capable de prendre les choses avec sérieux, et il est capable de fournir un effort. Mais pour ça, il faut qu'il en voie l'intérêt. Et l'intérêt général n'est pas forcément le sien : il a une logique très personnelle, un sens des priorités tout aussi personnel, et sur pas mal de points, il est redoutablement imprévisible. Et qu'il a une forte tendance au "on verra". Il y avait deux sortes de personnes dans le monde. Ceux qui sont prudents et prévoyants, et ceux qui ne le sont pas. Depuis Feliks, on a rajouté une troisième catégorie. Celle des plus-inconséquent-tu-meurs.
Bien sûr, la conséquence logique d'un tel comportement est qu'il est difficile de lui faire confiance. C'est à tort, parce que lorsqu'il se décide à s'investir, c'est complètement et entièrement. Peu importe sur quoi il s'engage, ça devient une croisade perso... Encore une fois, avec une certaine motivation nécessaire à la base parce que si certes, il peut atteindre des sommets dans le domaine de la pile électrique, il est également d'une flemmasserie absolument hallucinante.
C'est d'ailleurs quelqu'un de très, très, très entier. La demi-mesure, il ne connaît pas, et encore moins d'un point de vue social. Il est possessif. Il est TRÈS possessif, au sens brut du terme.
C'est vrai qu'il est chiant, et que c'est parfois une tête à claques. Mais il n'est pas méchant, loin de là. C'est quelqu'un de très droit et de très chaleureux, qui possède une vraie gentillesse, et (mais?) il est aussi affligé d'une moralité un rien arriérée sur certains points ; c'est une nature profondément catholique, et qui ne prend pas forcément toujours les côtés positifs de la chose.
Par ailleurs (pouf pouf). L'un des mystère de l'existence prend forme ici. Feliks est timide. Méfiant. Et distant. Quand il ne connaît pas. Bah, ouaip. Comme quoi, hein. La donne est assez simple. Ce qu'il ne connaît pas l'effraie ; au premier abord, il a peur, de toute façon, et quoi qu'il arrive. Ceci dit, il convient d'en profiter, c'est l'un des très rares moments où il se la joue profil bas....

Il peut avoir l'air extrêmement indifférent, ce qu'on aura tôt fait de taxer encore une fois d'egocentrisme. C'est un aspect auquel il ne faut pas se fier : une fois réellement attaché à quelqu'un, c'est H24, 7/7 jours, et c'est à vie, quoi qu'il se passe. Il finit quasi toujours par pardonner. De plus, il est très, très loyal, et très, très, très fidèle.

Par contre, son sens absolu de la démonstration ne s'applique pas socialement parlant. A moins que cela ne vienne de quelqu'un de très proche, qu'il connaît très bien, il apprécie très moyennement le contact. Ce n'est pas quelqu'un de tactile, du tout, du tout. S'il n'est pas en confiance à 100% au préalable, ça le met mal à l'aise. C'est certainement dû au fait d'être issu d'un pays qui a quasi toujours été un terrain d'entraînement pour envahisseurs, niveau intermédiaire.

Il est assez vulnérable aux atteintes physiques, du fait de sa stature. C'est au fond, assez facile de lui casser la figure, si on y met un peu de bonne volonté, du moins, parce qu'il est tenace, et pas mal hargneux quand il s'y met. En revanche, moralement, il est extrêmement solide, ce qui n'est pas forcément une évidence chez une personne aussi égocentrique. Il possède beaucoup de ressources intérieures, et une très, très grande force morale. Feliks est comme son pays. Il peut encaisser beaucoup, beaucoup de choses avant de flancher. Attention, ça ne veut pas dire qu'il ne réagit pas ou que c'est un roc. Il est même plutôt sensible, et il est tout aussi exposé au chagrin que n'importe qui. Mais le fait est qu'il serait très très difficile de le dévaster complètement. Aussi aiguë que soit la déception, elle l'abat, certes, mais ne le démolit pas moralement. Même la trahison ne l'anéantit pas. Et il se remet tout seul. Peu importe le temps qu'il lui faut, mais il se remet toujours. En revanche, il n'oublie jamais. Il pardonne. Facilement. Peut-être trop facilement. Mais il n'oublie pas. La confiance une fois bafouée - celle-là même qu'il donne si spontanément, il ne la redonne qu'au compte-gouttes - s'il la redonne un jour.
Avec une si grande propension à pardonner - sans absoudre pour autant - il n'a pas d'inclination de vengeance... Sauf dans certains cas, parce que paradoxalement, il peut aussi se montrer rancunier à l'extrême, mais en des situations bien précises, et pas envers n'importe qui. S'il en a vraiment après quelqu'un, s'il nourrit une rancoeur tenace, c'est forcément une personne qui a une place bien concrète et bien enracinée dans sa vie, et ce, qu'il l'apprécie ou pas du tout.

❧ Clubs dont vous faites partie: Club de foot. Attention, forte tendance à marquer contre son camp.



Test Rp
Pas génial, comme commencement. Treize heures de vol, six heures de jetlag, une chaleur que même en enfer t'as pas le thermostat autant dans le rouge. Une école qu'on croirait un hotel douze étoiles et où faut le Guide du Routard rien que pour trouver les toilettes. Que des têtes étranges d'étrangers inconnus même pas de chez lui. Et trois pauvres mots d'anglais en stock. C'est quoi ce pays de sous-dév' où les gens causent même pas polonais ?!?

Etre choisi pour représenter son pays, ça se paie cher, faut croire. Mais on est loin du compte, Joe. La journée fut longue, ouaip. A son terme, Feliks, promu Pologne, échoua comme un p'tit tas de misère dans l'aile slave. Sauf que penser que Pologne, même à douze ans, reste indéfiniment un petit machin effarouché aux grands noeils, c'est se foutre un doigt dans les siens. De noeils. Le lit, LA, c'était celui qu'il voulait. Et tant pis s'il est déjà pris et qu'il y a des affaires dessus. Hop, on balance tout sur le sol, y compris l'infortuné occupant.

"C'est, genre, MON lit à MOI maintenant, voilà. Mais si tu défais ma valise right now et que tu me trouves des chamallows, alors je veux bien que tu sois mon ami. Totalement.".


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MessageSujet: Re: Omg, like, totally.    Jeu 30 Juin - 23:49

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MessageSujet: Re: Omg, like, totally.    Jeu 30 Juin - 23:54

Donc et je cite : ""waouh ta fiche est tellement géniale que j ai fait une crise d'épilepsie ! comment fais tu pour etre aussi parfaite ??"

Double validé~ chose
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MessageSujet: Re: Omg, like, totally.    Jeu 30 Juin - 23:59

Ooooh, mais quel magnifique compliment ! De qui est cette brillante citat...

Attends voir, c'est pas ce que JE t'ai dit y a deux minutes à propos de MA fiche, ça ??!?

*va se suicider avec un pickle*


Merci Dirlo et GG pour la valid' Razz
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MessageSujet: Re: Omg, like, totally.    Ven 1 Juil - 8:11

Mais je te met pas ta couleur eh.... *lâââââche*
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MessageSujet: Re: Omg, like, totally.    

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